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AU SUJET DU TABLEAU DE BORD

[ ANNEXE N° 2 du testament ]

(Cf.[1969-09-30-0-H-BILAN-DE-52-MOIS-A-LA-DAFU-OU-TESTAMENT])

 

antoine givaudan

 

( 30 SEPTEMBRE 1969 )

 

ORIGINE ET DESTINATION

On retrouve ici le premier symptôme de mon idée fixe d’avoir une vue d’ensemble spatiale et chronologique de l’activité administrative afin de pouvoir « mesurer l’écart » et d’ajuster le tir. D’une manière encore plus générale cette fonction m’est apparue plus tard également indispensable pour dresser des rétrospectives critiques et anticiper sur les événements. La matière de l’aménagement, à évolution lente et déterminée par des causes assez bien identifiées, s’y prête particulièrement. Hélas mon vœu de jeunesse n’a pas été exaucé. On a abandonné les quelques systèmes que j’avais réussi à mettre sur pied comme si le sort avait voulu se venger. Mais je n’y vois pas une mauvaise manière à mon endroit. C’est toute notre administration, poussive et passive, qui est indifférente à cette façon de voir. Elle a tendance à vivre dans l’instant.( Cf.#1997-07-15---H#)

 

 

 

S’il est bien quelque chose dont on parle et qu’on ne voit jamais, c’est bien le tableau de bord. ( 1 )

( 1 ). [Le premier tableau de bord vit finalement le jour pour l’année 1974, soit cinq ans plus tard, et trois ans après mon retour à la D.A.F.U, mais j’y étais parvenu. C’était le R.I.S.U. Il ne devait paraître qu douze ans. A.G. 04-06-98 ]

 

Il y a dans la conception de son établissement et de sa tenue à jour quelque chose de vieillot qui la condamne. La bonne preuve, il est impossible d’avoir de ce tableau une présentation, plus ou moins détaillée, périodique.

En vérité, la tenue du tableau de bord n’est que basse gestion pénible. Il y faut de l’attention mais peu de génie. Muscle plus que matière grise. Depuis deux ans, ce tableau est en chantier.

On a oublié, parce qu’on en parle trop, qu’il y a un ordinateur dans la maison et qu’il ne serait pas bien compliqué de lui fournir les quelques éléments nécessaires pour qu’il les emmagasine et les restitue à la demande. Car l’ordinateur tient déjà à une sorte de tableau de bord budgétaire et l’adjonction de quelques colonnes ( 3 ou 4 au maximum ) aux colonnes actuelles ne présente pas de difficultés. Le programme ne serait pas sorcier à établir. Les renseignements sont fournis périodiquement par les services extérieurs, mais ils sont longs à exploiter. Et quand ils l’ont été, il n’en sort rien.

Je ne suis pas un fanatique de l’ordinateur mais dans ce cas particulier où il peut servir on ne s’en sert pas. Par contre, on attend de lui qu’il délivre des certificats d’urbanisme, sans qu’il y ait plans d’occupation des sols; on ignore que s’il y a de bons plans d’occupation des sols, on peut se passer de l’ordinateur -- voire du certificat d’urbanisme dans sa conception actuelle .

Quelle pénible réalité cache les mots brillants. Si l’introduction des méthodes modernes de gestion aboutit à rechercher des solutions aux problèmes qui n’existent pas et à ignorer les problèmes qui existent, il est préférable d’en rester aux méthodes classiques. Mais il reste toujours possible pour résoudre un problème élémentaire de constituer un groupe de travail ou de passer un contrat.

 

A G..