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LA GESTION

DES

OPERATIONS ROUTIERES

 

( JUILLET 1983 )

 

ORIGINE ET DESTINATION

Le texte figure en page 2 pour laisser tout son charme simple à la première page !

 

DEPARTEMENT DES YVELINES

 

LA GESTION

DES

OPERATIONS ROUTIERES


 


DIRECTION.DEPARTEMENTALE DE L'EQUIPEMENT

 

 

 

JUILLET 1983


 

ORIGINE ET DESTINATION

Quel ne fut pas mon étonnement, en prenant les fonctions de directeur de l’équipement, que de constater qu’il n’y avait pas dans le service le moindre “ tableau de bord ” retraçant l'ensemble des travaux routiers ! On disposait bien de cartes, de listes et de tableaux dans tous les sens mais un seul agent était en mesure d’exploiter la diversité des informations disponibles. En son absence, nul n’était en mesure d’y voir clair.

Pourtant, la DDE des Yvelines, pour le compte de l’Etat et du département, dépensait chaque année quelques centaines de millions et gérait quelques centaines d'opérations routières, quand on les prend à leurs stades nombreux et différents.

C’est le besoin de nous y retrouver sans peine et d’apprécier réellement l’ensemble considérable que la “ route ” recouvrait, qui me fit établir cet opuscule. Il décrit les “ états ” à dresser pour connaître tous les “ travaux ” routiers, de l’amont à l’aval.

Il n’y a rien d’original dans la substance du document, si ce n’est son existence même et son établissement qui obligeait chacun à savoir un peu mieux et plus facilement ce qu’il faisait, ce qui était fait et ce qui était à faire, à mieux penser aux délais, aux temps perdus, aux incidents.

J’avais énoncé, autrefois, un précepte : “ Le problème financier est un problème second ” ( Cf.[1983-10-00---H-LE-PETIT-MANUEL-DU-BUREAUCRATE-AMENAGEUR]. Précepte N°26 ). J’ai eu l’occasion de le vérifier, avec éclat, dans ce domaine – comme dans bien d'autres.

Sur le budget départemental, la difficulté première était de dépenser les crédits dont nous disposions. Nous en rendions chaque année pour “ les infrastructures nouvelles ” à cause d’un optimisme exagéré sur nos capacités de réalisation et notre capacité de surmonter les obstacles bureaucratiques et juridiques qui jalonnent toute opération.

Sur le budget de l’Etat, toujours impécunieux, on aurait souhaité avoir plus de crédits pour aller plus vite dans les opérations engagées, mais nous aurait-on accordé tout ce que nous voulions, nous aurions été incapables de le dépenser pour des opérations nouvelles.

Quand la Région décida de financer toute opération inférieure ou égale à 6 MF (en 83 ou 84), nous ne trouvâmes que deux opérations à proposer, en battant les buissons parmi des dizaines alignées dans les “ états ”.

La gestion rationnelle des crédits routiers et des opérations routières ne semblent pas avoir fait l’objet d’une réflexion approfondie, pas plus dans l’administration centrale que dans les services départementaux. C’est pourtant l’un des domaines les mieux gérés de notre administration, dans lequel les choses donnent à peu près satisfaction.

La capacité d’anticipation est faible parce qu’on s’imagine qu’on n’aura pas d’argent. Et s’il est vrai qu’il n’y en a jamais assez par rapport à tout ce qui serait à faire, il est dommage qu’une telle activité ne soit pas gérée d’une façon qui permette d’opérer plus rationnellement dans l’espace et dans le temps.


la gestion des operations routieres

 

juillet 1983

 

TABLE DES MATIÈRES

 

AVANT PROPOS

 

INTRODUCTION

 

 

PREMIERE PARTIE

 

ELEMENTS COMMUNS A CHAQUE ETAT

 

11. CARTOGRAPHIE

12. UNITE DE TEMPS

13. UNITE DE COUT

14. CHAQUE UNITE DOIT ETRE BIEN IDENTIFIEE

15. LES ETATS DOIVENT S’EMBOITER

 

DEUXIEME PARTIE

 

LES ETATS ET LA FICHE D'OPERATION

 

21. LA CARTE ET L'ETAT DES VOIES PROJETEES OU ENVISAGEABLES

*Etat N° 1 A ‑ Voies projetées ou envisageables ‑ Voirie nationale

*Etat N° 1 B ‑ Voies projetées ou envisageables ‑ Voirie départementale

 

22. L'ETAT DES APPROBATIONS DE DOSSIERS TECHNIQUES

*Etat N° 2 A ‑ Approbation des dossiers techniques (Infrastructures nouvelles) ‑ Voirie nationale

*Etat N° 2 B ‑Approbation des dossiers techniques (Infrastructures nouvelles et renforcements recalibrages) ‑ Voirie départementale

 

23. L'ETAT DES DECLARATIONS D'UTILITE PUBLIQUE

*Etat N° 3 A ‑ Déclaration d'utilité publique ‑ Voirie nationale

*Etat N° 3 B ‑ Déclaration d'utilité publique ‑ Voirie départementale

 

24. L'ETAT ET LA CARTE DES OPERATIONS

241. Les infrastructures nouvelles

242. Les renforcements recalibrages

243. Le gros entretien (tapis. enduits)

*Etat N° 4 A ‑ Infrastructures nouvelles ‑ Voirie nationale

*Etat N° 4 B ‑ Infrastructures nouvelles ‑ Voirie départementale

*Etat N° 4 C ‑ Renforcements ‑ Voirie nationale

*Etat N° 4 D ‑ Renforcements ‑ Voirie départementale

 

25. L'ETAT DES CREDITS

*Etat N° 5 A ‑ Autorisations de programme ‑ Voirie nationale

* Etat N° 5 B ‑ Crédits de Paiement (Investissement) ‑ Voirie nationale

*Etat N° 5 C ‑ Prévision des besoins en crédits de paiement ‑Voirie nationale (chap. 53‑43 ‑ art ‑ 30)

*Etat N° 5 D ‑ Crédits de Paiement (Fonctionnement) ‑ Voirie nationale

* Etat N° 5 E ‑ Synthèse du budget d'investissement ‑ Voirie départementale

*Etat N° 5 F ‑ Budget d'investissement ‑ Voirie départementale

*Etat N° 5 G ‑ Budget d'entretien et de grosses réparations ‑ Voirie départementale

*Etat N° 5 H ‑ Situation nécessaire à la préparation du budget départemental 198.

 

26. L'ETAT DES MARCHES

*Etat N° 6 A ‑ Marchés a passer ‑ Voirie nationale

*Etat N° 6 B ‑ Marchés à passer ‑ Voirie départementale

*Etat N° 6 C ‑ Marchés a passer ‑ Arrondissement Fonctionnel ‑ Voirie nationale.

 

27. LA FICHE D'OPERATION

*Fiche d'opération

 

TROISIEME PARTIE

 

RECOMMANDATIONS

POUR LA PREPARATION ET L'EXECUTION DES OPERATIONS

 

31. LA PREPARATION

311. Le survol préalable des problèmes

312. La mise en musique administrative et financière

313. La mise en musique psychopolitique

 

32. L'EXECUTION

321. Les incidents de chantier

322. Les paiements

323. Les visites de chantier

324. Les inaugurations

 

33. LA DIFFUSION D'INFORMATIONS GLOBALES

 

CONCLUSION

 

Modèle de compte rendu d'achèvement d'opérations non inaugurables.


AVANT-PROPOS

 

 

J'ai souhaité que soit mise en forme la pratique que nous avons, afin que chacun ait une vue d'ensemble des opérations routières en cours, projetées ou envisageables.

 

La pratique dont il s'agit concerne les démarches de gestion et, par conséquent, exclut tous les aspects techniques des études et des travaux

 

Dans notre département, les investissements routiers de l'Etat et du Département représentent un budget annuel supérieur à 350 millions. Il éclate en plus d'une soixantaine d'opérations dépassant le seuil du million de francs. Quelques unes sont importantes et durent plusieurs années. S’y ajoutent de petites opérations d'aménagement dont le nombre n'est pas négligeable.

Les unes et les autres exigent de nous tous beaucoup d'efforts, de diplomatie, de vigilance, d'obstination et, néanmoins, nous enregistrons, notamment au stade des acquisitions foncières, un taux de ratés important

d'origines diverses qui nous oblige à remettre sur le métier des projets que nous croyions acquis définitivement.

 

L’ensemble des exigences qu'impose ce mémento n'est pas utile aux seuls échelons directoriaux. Chaque arrondissement, chaque subdivision ne peuvent se passer de prévoir, un peu à l'avance, les tâches qui leur incomberont.

 

Il leur faut continuellement arbitrer entre les études, la préparation des marchés, la surveillance des chantiers et l'information d'un voisinage exigeant.

 

Il nous faut répondre à l'Etat et au Conseil Général avec fiabilité.

 

Depuis deux ans, nous sommes parvenus à gérer nos opérations routières convenablement malgré bien des péripéties sur certaines d'entre elles.

 

La mise au net de notre façon de faire devrait inciter chacun de nous à mieux organiser son travail, c'est-à-dire à savoir ordonner encore mieux les priorités.

 

Je souhaite, par conséquent, maintenant que les états prévus sont, soit établis, soit susceptibles de l'être périodiquement sans trop de difficultés, que chaque unité s'attache à remédier à ce qui lui paraît ne pas être encore bien au point.

 

Merci en tout cas, à chacun d'entre vous, de tenir le rythme alors que nos moyens, dans le meilleur des cas, sont restés constants et, dans quelques subdivisions, se sont pratiquement volatilisés.

 

A. GIVAUDAN


INTRODUCTION

 

LA GESTION DES OPERATIONS ROUTIERES

 

 

Sous cette dénomination se retrouvent les documents et démarches qui permettent à quiconque, dans notre direction, d'avoir, dans le domaine routier, une vue d'ensemble de nos opérations d’investissement et de notre manière de les gérer.

Un bon gestionnaire, qu'il produise des saucisses ou des roulements à billes, doit respecter trois règles d'or :

‑ le bien ou le service produit doit être de la qualité prévue ou attendue,

‑ le bien ou le service produit doit rester dans les prix annoncés ou prévus,

‑ le bien ou le service doit être livré dans le respect des délais.

 

Ces trois règles d'or s'appliquent également aux opérations routières. C'est parce que nous les respectons d'une manière probabiliste satisfaisante, toujours susceptible d'être améliorée naturellement, que nous ne devons pas craindre de les afficher.

Les obstacles et les alibis pour se soustraire à l'une d'elles, ne manquent jamais : incidents de procédure, halètement des financements, difficultés techniques cachées, circonstances météorologiques imprévues, distractions bureaucratiques, méchanceté du voisinage, etc... etc... Il ne faut accepter aucun prétexte, puisqu'il faut surmonter les fatalités.

Le mémento de la gestion des opérations routières se compose des documents suivants, polir les R.N. et C.D. :

 

1 ‑LA CARTE ET L'ETAT DES VOIES PROJETEES OU E ENVISAGEABLES

2 ‑L'ETAT DES APPROBATIONS DES DOSSIERS TECHNIQUES

3 ‑L'ETAT DES DECLARATIONS D'UTILITE PUBLIQUE

4 ‑L'ETAT ET LA CARTE DES OPERATIONS

5 ‑L'ETAT DES CREDITS

6 ‑L'ETAT DES MARCHES

7 ‑LA FICHE DE L'OPERATION

8 ‑LES RECOMMANDATIONS POUR LA PREPARATION ET L'EXECUTION DES OPERATIONS.

 

Chacun de ces documents est présenté dans ce mémento, dans sa forme, sa finalité et son utilisation.

Quand la totalité des documents existe, qu'ils sont tenus et mis à jour avec leurs périodicités propres, quiconque dans la direction est en mesure de replacer, à tout moment, l'opération à réaliser, en cours ou réalisée, dans l'ensemble des opérations du département et chaque subdivision est en état de proposer, en fonction de ses moyens, les priorités et les arbitrages nécessaires.


PREMIERE PARTIE

 

ELEMENTS COMMUNS A CHAQUE ETAT

 

L'état est la base même du mémento. Un état est une liste exhaustive d'opérations. Chaque opération est décrite par plusieurs éléments; l'ensemble des opérations peut être schématiquement reporte sur une carte.

 

11. CARTOGRAPHIE

Quand l'état comprend une carte, la représentation de l'opération est schématisée sur une carte au 1/100.000 qui permet de la situer dans le département et la commune. C'est amplement suffisant.

 

12. UNITES DE TEMPS

Quand l'état comporte des éléments chronologiques, il faut distinguer les événements passés qui doivent être datés avec exactitude ( date de signature des actes ) et les prévisions qui doivent être exprimées en dates d'autant moins précises que l'événement prévu est lointain.

Les prévisions à faire dans l'année sont à exprimer à la quinzaine près ( 15 ou 30 du mois).

Les prévisions dans les années n+1 ou n+2 sont à exprimer en trimestre ( par les saisons ) ou en semestre si cela parait plus réaliste (début, mi, fin de l'année). Au-delà de deux ans, les dates n'ont plus qu'une valeur symbolique, l'année suffit, sauf si l'opération est en cours.

 

13. L'UNITE DE COUT

Le coût doit s'exprimer en millions; c'est largement suffisant. On peut user d'une unité après le million, pour les opérations qui sont peu importantes ou qui tournent autour de quelques millions. Il est inutile, dans les états, d'être plus précis.

Il s'agit d'ordre de grandeur.

 

14. CHAQUE OPERATION DOIT ETRE BIEN IDENTIFIEE

Elle l'est par :

‑ sa localisation (le nom de la commune ou des communes est indispensable)

– le N° de la voie concernée

‑ son titre, son objet

‑ sa longueur

‑ tous autres éléments utiles, selon le cas.

Les opérations sont généralement présentées par arrondissement et sont distinguées selon qu'il s'agit de RN. ou CD.

Avec l'informatisation des informations, il sera possible d'éditer d'autres sorties, plus commodes en d'autres circonstances ou pour d'autres utilisateurs.

 

15. LES ETATS DOIVENT S'EMBOITER

Les états doivent donner au chef d'arrondissement et au-dessus de lui, une vue d'ensemble instantanée des affaires en cours et de leur étalement dans le temps.

La somme des états représente le portefeuille des affaires importantes à réveiller, attaquer, mettre en oeuvre, poursuivre, achever.

Elle n'englobe pas la totalité de l'activité « Travaux Routiers » mais, pour les affaires importantes, cette somme doit permettre d'arbitrer ou de faire arbitrer entre les urgences.

 

 

 


DEUXIEME PARTIE

 

LES ETATS ET LA FICHE D'OPERATION

 

Dans cette deuxième partie, les états et la fiche de l'opération seront sommairement décrits.

 

21. LA CARTE ET L'ETAT DES VOIES PROJETEES OU ENVISAGEABLES

Cette carte est établie par le G.E.P. (1/100 000 en trois couleurs).

Elle rassemble tout ce qui pourrait être fait, qu'il y ait un maître d'ouvrage désigné ou non, parce que telle ou telle voie figure dans un document d'urbanisme régional ou local ou doit y figurer à l'avenir. Elle est commune aux RN et CD.

Elle est accompagnée d'un état qui donne, pour chaque voie nouvelle, des caractéristiques sommaires.

Elle est là seule carte de synthèse à faire foi, pour nous. Toutes les opérations un peu importantes d'infrastructures nouvelles y figurent donc.

Elle a un caractère public. Il doit y en avoir plusieurs dans chaque service car elle est une référence indispensable.

Etablie en Janvier 1982, une mise à jour pourra être envisagée en 1984, quand le SDAURIF aura été modifié.

En attendant, chacun fera sa propre mise à jour s'il y a lieu.

Il est souhaitable, à l'avenir, que l'état joint à la carte précise, pour les voies d'Etat, s'il y a un dossier de prise en considération approuvé, en cours d'établissement ou d'approbation.

Cet état présente successivement les autoroutes, les RN (état N° 1A) et les CD (état N° 1B).

Les voies du S.D.A.U. de la Région Ile de France, sans maître d'ouvrage, sont mises au compte de l'Etat.

 

22. L'ETAT DES APPROBATIONS DE DOSSIERS TECHNIQUES

Deux états distincts sont nécessaires, l'un pour les RN, l'autre pour les CD, car la procédure d'approbation des dossiers techniques n'est pas la même dans les deux cas.

Chacun de ces états permet d'avoir une vue d'ensemble des études techniques :

‑déjà faites pour une opération

‑ de leur ancienneté

‑ de celles qui sont à faire

‑des urgences relatives, étant admis que lorsque l'on met une date, le mois suffit quand le dossier est à préparer dans l'année qui vient, et la saison, dans les deux ou trois ans. Au-delà, ne rien mettre.

Les dates auxquelles doivent être établis les dossiers sont fixées par les Chefs d'arrondissement. A eux de les respecter.

Les états N° 2A et 2B donnent la consistance de l'avancement. Il n'a pas été établi de carte mais on pourra en établir une.

Cet état est maintenant dressé. Il doit donner lieu à deux rendez‑vous annuels; l'un vers le mois de juin (avant les vacances), l'autre vers la fin de l'année.

Chacun doit le tenir à jour, pour ce qui le concerne; on le rééditera proprement une fois par an, c'est une tâche qui incombe au Chef de l'Infra.

Nous devons raisonnablement relancer la Direction des Routes quand nous lui avons transmis un dossier pour approbation.

Pour les routes nationales, il convient également d'indiquer si l'opération figure au Recueil Sélectif d'Opérations (R.E.S.O.).

 

L'état contient des prévisions.

Quand une décision est prise, la date est mentionnée sur la ligne située au-dessous de la prévision.

 

23. L'ETAT DES DECLARATIONS D'UTILITE PUBLIQUE

Il se compose d'un ensemble d'états établis par arrondissement commençant par les RN et suivis des CD., réunis comme les précédents en un état RN. (3A) et un état CD. (3B), comportant pour chaque opération sur RN ou CD, les éléments essentiels des prévisions et de l'avancement, soit de l'opération, soit des procédures d'expropriation, quel que soit l'objet de l'opération

‑ enquêtes,

‑ déclaration d'utilité publique

‑ arrêté de cessibilité

‑ indemnisation.

L'état contient également les procédures achevées; il donne, de ce fait, une vue complète des opérations foncières sur le réseau routier.

Il comprend une carte sur laquelle les opérations sont localisées et figurées selon leur avancement.

 

Cet état est établi par le bureau foncier (Arrondissement Fonctionnel).

 

Les prévisions sont celles que fournissent les arrondissements. Elles constituent pour eux une sorte d'engagement de tenir la promesse qu'ils ont annoncée (comme pour l'établissement des dossiers techniques).

Cet état est public. Il doit être largement diffusé dans les services, afin que chacun soit à même de connaître ce qui se passe dans le département.

Etabli en Juillet 1982, il méritera d'être remis à jour au début de 1984.

Entre temps, chacun le tiendra à jour et le complètera à sa façon, sachant que le bureau foncier est responsable de son établissement et de la fourniture de renseignements authentiques et actualisés.

Un état des D.U.P. doit donner lieu à deux ou trois rendez-vous par an, au cours desquels le point est fait du respect des délais annoncés.

L'état contient des prévisions

Lorsque les décisions sont prises, la date est mentionnée sur la ligne située au-dessous de la prévision.

 

24. L'ETAT ET LA CARTE DES OPERATIONS

On établit des cartes variées des opérations en cours mais cette multiplication nuit à la présentation des choses et à l'information de tous.

Une carte unique accompagnée d'un état facilite la compréhension. Toutefois, rien n'empêche des recherches en vue d'une meilleure représentation de l'ensemble des travaux routiers. La simplicité du dessin et la facilité de reproduction doivent commander la pratique. Quant à l'état, il est d'une facture classique et se borne à réunir les informations dont nous disposons.

Les opérations sont les suivantes :

‑ les infrastructures nouvelles

‑ les renforcements ‑ recalibrages

‑ le gros entretien des chaussées ( tapis, enduits )

Les opérations de sécurité, les plans d'axe ou de zone, les petites opérations sont exclus de ces documents mais doivent également avoir une gestion qui donne une vue d'ensemble.

 

241. Les infrastructures nouvelles ( état N° 4 A et 4 B)

Elles sont classées en trois catégories

‑ les opérations achevées

‑ les opérations en cours

‑ les opérations à engager l'année n + 1

A. Les opérations achevées

RN. et CD. feront l'objet d'un état relatif spécifique, exclu du memento de gestion, établi à partir des comptes rendus annuels. Elles doivent figurer sur la carte puisque la route existe. On les signalera d'une façon distincte pour qu'elles soient mieux perceptibles avec l'année ou les années de travaux. On ne remontera pas au-delà de 1973 ( 10 ans). Il servira à l'établissement du document « Les routes dans les Yvelines ». (Voir § 33)

B. Les opérations en cours l'année n

Elles figureront sur la carte, sous une couleur différente avec l'année du lancement des travaux. Sur l'état N° 4 A figurent les RN, et sur l'état 4 B, les CD.

En matière de RN., les opérations ne sont pas très nombreuses.

En matière de CD., il suffit de reprendre le programme de modernisation et d'équipement.

C. Les opérations à engager l'année n + 1

Elles se font sur les bases habituelles (programme de l'Etat et programme du Département).

La carte est établie par le Chef d'INFRA en juillet de l'année n., en 3 ou 4 exemplaires, au crayon feutre. Elle est éditée correctement quand les programmes sont arrêtés l'année n + 1 avec la notification de programme de la Direction des Routes ou le vote du budget départemental.

Il appartient aux arrondissements d'avoir leur propre carte, s'ils le souhaitent, avec des détails plus précis.

L'état est également établi en juillet de l'année ri. et mis au net l'année n + 1, en début d'année.

Il décrit très sommairement l'opération

• nom de la route

• numéro de l'opération (par référence à un numéro conventionnel sur la carte; plus numéro de la Direction des Routes

• son objet

• les communes concernées

• la longueur; le nombre d'ouvrages d'art

• l'estimation approximative.

 

242. Les renforcements recalibrages

Les opérations les plus nombreuses concernent les CD., que le Département renforce à raison de plus de 50 km/an.

Il faut que la carte permette d'avoir une vue d'ensemble de la qualité des chaussées, de retrouver les opérations récentes ou à venir et de voir se former les itinéraires renforcés. On les voit déjà.

Cette carte résulte de l'exploitation de l'étude d'auscultation des chaussées réalisée par le Laboratoire Régional de l'Ouest Parisien combinée avec une représentation schématique des renforcements antérieurs ou à venir.

On y trouve

‑les voies dont les chaussées sont considérées en bon état, au moment de l'établissement de la carte, au vu de l'étude du L.R.O.P. que les arrondissements interprètent de la même façon.

‑les voies dont les chaussées ont été renforcées au cours des années n‑1, n‑2, n‑3, représentées de la même façon.

‑les voies renforcées l'année n. en cours

‑les voies à renforcer l'année n + 1

‑les voies à renforcer ultérieurement, avec l'indication de la nécessité de procéder à des acquisitions foncières, s'il y a lieu.

 

Les RN. sont représentées de la même façon, sous la réserve qu'on en renforce peu chaque année et que les indications n'expriment qu'une préférence qui n'engage pas la Direction des Routes.

La carte est établie sous l'autorité du Chef d'INFRA, par l'Arrondissement Fonctionnel ( Subdivision de la Gestion de la Route) au crayon feutre en 3 ou 4 exemplaires sur le même fond que les infrastructures nouvelles.

Elle est préparée en juillet de l'année n. et mise au net et éditée l'année n + 1, quand les programmes sont arrêtés.

Les états 4 C pour les RN, et 4 D pour les CD. retracent simplement l'opération :

• numéro de la route

• communes concernées

• longueur à renforcer et PK. ou PR.

• en traverse ou hors traverse

• estimation approximative.

Chaque arrondissement, pour préparer ses propositions, se fonde sur l'étude du L.R.O.P. et établit un état plus détaillé qui lui permet de justifier ses priorités.

L'état 4 D sert directement au rapport à soumettre au Président du Conseil Général.

 

243. Le gros entretien (tapis, enduits)

Il serait très souhaitable de représenter sur la carte définitive mise au net les sections ayant reçu l'année n. un tapis ou un enduit sur une longueur suffisamment significative pour être lisible au 1/100 000.

Il serait bon d'y représenter, du même coup, les sections d'autoroute également traitées.

La carte aurait ainsi l'immense avantage d'être également un document d'information diffusable à l'extérieur retraçant les efforts de l'Etat et du Département.

Il est à noter que la cartographie doit rester simpliste et ne pas impliquer un travail compliqué ou sophistiqué de dessin. La couleur sera abondamment utilisée.

 

25. L’ETAT DES CREDITS

Il faut avoir une représentation des crédits qui permette sans peine de voir l'ensemble des moyens financiers et d'en juger la gestion.

Pour la voirie nationale, il s'agit de :

•l'état des autorisations de programme ( N° 5 A)

•l'état des crédits de paiement ‑ Investissement ( N° 5 B)

•l'état des prévisions des besoins en crédits de paiement ( N°5 C)

•l'état des crédits de paiement ‑ Fonctionnement ( N° 5 D)

Pour la voirie départementale, il s'agit de :

•l'état N° 5 E ‑ Synthèse du budget d'investissement (année n‑1 et année n.)

•l’état N° 5 F ‑ Budget d'investissement

•l'état N° 5 G ‑ Budget d'entretien et de grosses réparations

•l'état N° 5 H ‑ Situation des crédits CD, nécessaires à la préparation du budget de l'année qui vient.

Les état sont joints ci-après.

Ils sont remplis et tenus à jour à l'exception de l'état N° 5 C, par le G.A.C. (Comptabilité) qui doit être en mesure, à tout moment, de faire le point, notamment des engagements et des paiements. En pratique, il y a Lin point, en début d'année, quand les crédits sont mis en place, avant les vacances d'été, en septembre, vers la fin de l'année (bilan).

L'évolution entre ces points successifs permet à chacun de nous d'apprécier globalement les engagements et les paiements et de réagir.

L'état des crédits conduit assez naturellement à l'état des marchés.

Les crédits d'études, pour opérations non inscrites, ne méritent pas un état mais le Chef d'INFRA établit une liste des études et des crédits qui y sont affectés et disponibles.

Trois états méritent un commentaire : 5 C, 5 E et 5 H.

 

L'Etat N° 5 C ‑ Prévision des Crédits de Paiement (chapitre 53.43 art. 30) Voirie nationale.

L'état N° 5 C concerne les prévisions en crédits de paiement sur les travaux de voirie nationale urbaine (chapitre 53.43 art. 30).

Au début de l'année, le Directeur Départemental de l'Equipement doit adresser une estimation de ses besoins en crédits de paiement à la Direction des Routes. Cette estimation doit être établie par le Chef d'INFRA à partir des prévisions de chaque Chef d'Arrondissement qui doit établir pour chacune des opérations qu'il gère un état N° 5 C, réduit aux lignes 11 et 13 pour les acquisitions foncières et aux lignes 21 et 23 pour les études et travaux.

Quelques mois plus tard, la Direction des Route notifie l'enveloppe de crédits de paiement. Si cette enveloppe est sensiblement inférieure aux prévisions initiales, l'établissement de l'état N° 5 C s'impose particulièrement. Dans le cas contraire, il est également utile pour bien consommer tous les crédits alloués.

L'état no 5 C est mis à jour à l'automne et permet de fixer la doctrine pour aboutir à une adéquation parfaite entre l'enveloppe et les paiements totaux de l'année.

23

L'état N° 5 E. Voirie départementale ‑ Synthèse du budget d'investissement.

C'est un état qui est rempli progressivement par la G.A.C. Il retrace, pour l'année ri, les prévisions, les modifications et l'exécution du budget pour l'année. Il est donc complet au terme de l'exercice.

Il donne à chacun une vue d'ensemble commode.

L'état N° 5 H. Situation nécessaire à la préparation du budget départemental d'investissement et d'entretien.

C'est l'état le plus difficile à établir car il implique une évaluation des dépenses à financer l'année n + 1

‑résultant des opérations engagées durant l'année n. ou les années antérieures et non entièrement soldées

‑résultant des opérations nouvelles qui ne seront pas nécessairement payées entièrement sur le budget de l'année n + 1.

Il est établi par le Chef d'INFRA, à partir des estimations faites sur chaque opération par les chefs d'arrondissement.

Il doit être prêt au début du mois de septembre, à partir des programmes d'opérations nouvelles mis au point eux‑mêmes en juillet, afin que le G.A.C. puisse préparer les inscriptions budgétaires.

Ces programmes concernent les principales actions

‑ infrastructures nouvelles (901.14)

‑ renforcements recalibrages (901.14) ‑ à partir de l'état no 4 D

‑ opérations non individualisées (901.14)

‑ opération de sécurité (901.10)

Pour les autres articles, il suffit d'opérer par estimation.

Il est à noter que chacune de ces opérations préfigure un (ou plusieurs) marché.

Ces prévisions n'ont aucun caractère définitif car elles n'engagent pas le Conseil Général qui se prononce au début de l'année suivante sur le budget mais elles s'imposent car les rapports à incidence financière doivent être fournis au début du mois d'octobre.

 

Le G.A.C. diffuse à tous pour information les états 5 F et 5 G, une fois le budget voté, puis lors des votes de la D.M.1 et de la D.M.2, et trimestriellement pour la consommation des crédits.

 

26. L'ETAT DES MARCHES

L'état des marchés (RN et CD) décrit les marchés à lancer au cours de l'exercice à venir et comporte, par conséquent, les dates clefs de l'avancement de chaque marché (état N° 6 A et N° 6 B).

Les marchés de l'Arrondissement Fonctionnel font l'objet d'un état identique (N° 6 C).

Préparé schématiquement à l'automne sur la base des informations prévisibles, connues de la direction et des arrondissements, il oblige à une réflexion anticipant sur les financements.

Une opération peut, bien sûr, disparaître en cours de route si le financement fait défaut où si l'opportunité de sa réalisation est différée, mais le risque vaut d'être pris.

Son établissement s'impose ainsi pour que le gros travail de préparation du D.C.E. et les différentes formalités de procédure s'agencent dans un calendrier de production administrative dont le terme est la signature du marché, au meilleur moment et le plus tôt dans l'année, assurant ainsi un meilleur emploi des moyens des entreprises.

Il appartient donc aux subdivisions de prévoir les démarches administratives à accomplir (comme si elles avaient les crédits), en fonction du moment optimum choisi pour les travaux.

L'état des marchés permet également de définir ce qu'on pourrait appeler, un peu pompeusement, une stratégie économique, dans la mesure où le calendrier des consultations des entreprises et de signature de marché peut aussi comporter une part d'intention économique (donner du travail plus tôt dans l'année, éviter des effets d'embouteillage par des consultations trop groupées, des préparations peu étalées ... ).

Les objectifs sont ambitieux et ne peuvent pas toujours être atteints, hélas, mais l'état des marchés est un outil élémentaire pour réaliser le maximum du programme, consommer le maximum de crédits et établir les prévisions des besoins en crédits de paiement (les marchés d'entretien font également l'objet d'un état conçu selon la même structure).

L’établissement de cet état est de la responsabilité du Chef de l'Infra; il doit être prêt courant janvier et il donne lieu à un point périodique; le bureau des marchés enregistre chaque étape franchie et la date réelle est inscrite au-dessous de la date prévue. Il y ajoute l'entreprise désignée et le montant du marché. Les colonnes « exécution », sont renseignées par les arrondissements afin qu'ils puissent donner des explications en réponse aux questions posées. Les écarts permettent d'apprécier la rigueur de la gestion.

En pratique, il y a donc un état RN, et un état CD., pour chaque arrondissement (territorial, opérationnel ou fonctionnel).

 

27. LA FICHE DE L'OPERATION

La fiche de l'opération ne se justifie que pour les opérations importantes et étalées sur plusieurs années. Quand une opération se solde en moins d'une année (même si elle est à cheval sur deux années différentes) la fiche, du moins dans ses aspects financiers, ne s'impose pas de la même façon.

L'objet de cette fiche est de fournir, selon un formalisme relativement simple, les éléments essentiels de l'opération. Elle comprend trois parties :

‑ le rappel de quelques caractéristiques essentielles de l'opération,

‑ l'analyse financière (différente selon qu'il s'agit de RN ou de CD),

‑ l'ordonnancement sommaire des travaux (ou calendrier).

Elle reprend sous une forme un peu différente certains des éléments prévus dans la fiche Gl (circulaire N° 80.132 du ler octobre 1980).

La fiche de l'opération est ouverte par la subdivision responsable de l'opération quand l'opération est engagée en étude. On y retrouve les acquisitions foncières. Au moment des travaux, plusieurs années plus tard, on récapitule l'ensemble et il est bon, pour apprécier l'avancement, voir les problèmes, expliquer, etc... d'avoir trois lignes, l'année n‑2 et antérieures, l'année n‑1, l'année n en cours, à un moment donné.

La comparaison tableau A ‑ tableau B permet de connaître les Autorisations de Programme disponibles, et de savoir si leur montant permet d'attaquer les marchés prévus au tableau D, ou de calibrer la demande d'A.P. pour l'année suivante.

La comparaison tableau B ‑ tableau C permet de fixer les besoins en Crédits de Paiement de l'année à venir et de connaître la consommation des C.P. par rapport à la dotation (rappelée en 1 ‑ caractéristiques de l'opération).

On remet à jour la fiche chaque année qu'on complète avec les renseignements sur les marchés passés, ou à passer, qui donnent la tendance.

L'ordonnancement sommaire des travaux résume un ordonnancement nécessairement plus détaillé, indispensable à la subdivision, qui permet de raisonner moins approximativement sur le déroulement des travaux, et de déduire les financements nécessaires à prévoir et les marches a préparer à l'avenir. Cet ordonnancement sert donc à l'établissement de l'état des marchés.

Il n'y a là que des évidences bien connues qu'on a scrupule à rappeler.

 

 


TROISIEME PARTIE

 

RECOMMANDATIONS POUR

LA PREPARATION ET L’EXECUTION DES OPERATIONS

 

Ces recommandations ont pour objectifs de rassembler succinctement les pratiques courantes, une fois les financements assurés et les terrains disponibles. Elles ne concernent pas les études et les D.U.P.

Beaucoup d'opérations sont à l'évidence sans problème et ne méritent pas qu'on formalise la manière de les préparer ou de les exécuter.

D'autres plus importantes, ou plus complexes, appellent quelques précautions.

A chacun d'apprécier quand il faut y recourir.

 

31. PREPARATION.

Les précautions ne sont pas superflues.

 

311. Le survol préalable des problèmes

Le Chef de subdivision chargé de l'opération doit essayer de recenser tous les problèmes, techniques ou psycho-politiques, que l'opération rencontrera ou soulèvera. Il doit réfléchir également à la façon de la décomposer en étapes, en marchés. Il doit imaginer le déroulement dans le temps pour que les perturbations externes (climatiques, circulations saisonnières, congés des entreprises et des agents) ne se manifestent pas à des moments cruciaux de l'opération et réciproquement il doit éviter que l'opération amplifie des difficultés périodiques connues localement.

Le responsable de l'opération doit se faire une religion précise des tâches à accomplir, dans le temps.

Il doit présenter cela à son Chef d'Arrondissement, voire au Chef du service INFRA, et un certain nombre de choix, de principes, doivent être arrêtés. Ils font l'objet d'un compte rendu.

De cette réflexion découle le calendrier des travaux sous une forme qui permet de voir comment s'imbriquent, se superposent ou se succèdent les opérations administratives préparatoires et les travaux proprement dits ( Cf. supra § 273 ).

Cette réflexion doit donner le sentiment que l'exécution de l'opération est techniquement maîtrisée.

 

312. La mise en musique administrative et financière

Elle consiste à déduire de l'ordonnancement des travaux, par des comptes à rebours successifs

‑ les dossiers techniques à établir, les études à réaliser... ‑ les dossiers administratifs à préparer... ‑ les dates, plus ou moins précises, de la remise des documents,

en tenant compte des consultations à opérer, des délais réglementaires à respecter, des aléas...

C.P. (ou les crédits à proposer au budget du département).

Une bonne mise en musique peut éviter bien des dérapages, liés au non respect des délais dans les formalités administratives et de mauvaises évaluations en crédits de paiement (qui oblige à des restitutions ou à des reports). Elle n'évitera pas, bien sûr, la fatalité. Puisque ces aléas sont dans la nature des choses, il convient, dans la fixation des dates d'achèvement, de prendre des sécurités raisonnables.

 

313. La mise en musique psychopolitique

Dès qu'il est connu qu'une opération doit se faire, le milieu local, qui est toujours au courant, et qui attend impatiemment les travaux ou les redoute, doit être consciencieusement informé.

Il est bon d'établir, pour les opérations importantes, un petit dépliant qui décrit l'opération, d'envisager une réunion avec la collectivité, les élus, la presse, etc.... de présenter une petite exposition en mairie ou ailleurs (plan, photo), d'expliquer les problèmes que causeront les travaux, à quels moments, la durée des travaux. ( Voir quelques exemples ci après )

Bref, être ouvert et rassurant, désarmer les craintes ‑ souvent exagérées ‑ les méfiances, les malentendus. Montrer qu'on est prêt à écouter.

L'affichage sur le chantier doit donner des informations claires au public (voir modèle de panneaux en annexe ci-après).

Il est bon d'amplifier l'information du public départemental, en juin, sur les travaux de l'été qui gêneront la circulation, à l'instar de ce qui se pratique pour les autoroutes. Une carte très schématisée du département et susceptible d'être reproduite telle quelle par les journaux avec quelques explications très brèves (objet, durée) est établie par l'arrondissement fonctionnel. Elle est adressée par le Directeur au Préfet
et au Président du Conseil Général.


 


 

 




ANNEXE. PANNEAUX DINFORMATION SUR LES TRAVAUX

 


DEVIATION DE SAINT CYR L’ECOLE

                           (G.12)

 

REALISATION D'UN PONT SUR LA RN.10

 

Coût:           MF

 

FONDS SPECIAL DE GRANDS TRAVAUX::                  %

ETAT:                                                                                              %

REGION ILE DE FRANCE:                                             %

 

ACHEVEMENT DE L'OUVRAGE:      PRINTEMPS 1984

 

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'EQUIPEMENT

                         Tél. 043.99.24

 

 

 

         DEPARTEMENT DES YVELINES

     DEVIATION DU CD.98

RENFORCEMENT DES CHAUSSEES

 

 Travaux sur     km

 

COUT             MF

FINANCEMENT                 100%  DEPARTEMENT

ACHEVEMENT DE TRAVAUX:    AUTOMNE 1983

 

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'EQUIPEMENT

Tél..

 

 

[ Après ma décentralisation, le Département s’est empressé de remplacer « DEPARTEMENT » par « CONSEIL GENERAL » ; les services, par routine ayant quelquefois oublié de procéder à cette importante substitution, se le virent plusieurs fois reproché. ]

 

 


 

32 .L'EXECUTION

Le commencement des travaux est précédé d'opérations bien connues de tous les ingénieurs.

Le suivi des travaux implique une présence permanente d'agents de la Direction auprès des entreprises.

Il ne convient d'insister que sur quelques aspects auxquels je tiens particulièrement

 

321. Les incidents de chantier

Le Directeur doit être tenu informé, par la voie hiérarchique ou non et sans délai (à la vitesse téléphonique), des incidents « publics », afin qu'il ne les apprenne pas par l'extérieur et ne tombe pas des nues quand on lui en parle. Cela est bien pratiqué. On se souvient des riverains de G.12 dérangés dans leur tranquillité, le matin ou le soir, par les travaux et menaçant de.., on se souvient de l'éboulement des buttes de la 307. Avertis sur le champ, les échelons supérieurs de la D.D.E. peuvent, à leur tour, signaler l'inci­dent au Préfet ou au Président du Conseil Général qui appréciera de la même façon, si on l'interroge ou si on se plaint auprès de lui, de savoir ce qui s'est passé.

Si l'incident le mérite, il y a compte-rendu écrit et correspondances officielles. On évite ainsi tout malentendu.

Les incidents techniques, qui peuvent entraîner des retards, des complications, des coûts supplémentaires doivent également remonter, avec discernement, et à une vitesse normale., Néanmoins, toute décision qui engage financièrement le Maître d'Ouvrage ( ordre de poursuivre les travaux au-delà du montant du marché, avenant ) ne peut être prise que par lui. Pour les C.D., il faut donc une décision préalable du Président; pour les R.N., une décision préalable du Directeur. La présentation tardive du problème, quand les travaux sont achevés, laisse un étrange arrière-goût.

Les défaillances des entreprises doivent être notées objectivement et être appréciées au moins par l'ingénieur d'arrondissement, afin que, si des conséquences doivent en être tirées, ce ne soit pas arbitrairement.

 

322. Les paiements

Il convient de veiller aux délais de paiement.

Les entreprises ne doivent pas pâtir d'une gestion comptable négligée. Nous n'avons pas eu d'intérêts moratoires à payer depuis plusieurs années, mais il faut aller au-delà, être encore plus diligent, et s'il le faut, rappeler les entreprises en retard dans la remise de leur décompte.

Il convient d'éviter à tout prix les reports de crédits. Cette bonne gestion dépend de l'ingénieur de subdivision qui doit en surveiller personnellement le déroulement.

 

323. Les visites de chantier

Indépendamment des rendez-vous de chantier courants, il est normal que le Directeur et ses Adjoints viennent apprécier eux-mêmes l'avancement des travaux. Ces visites ne doivent pas exiger de préparation, ni d'apparat. Elles se font avec l'ingénieur d'arrondissement et de subdivision et les collaborateurs qu'ils souhaitent.

Pour les opérations importantes, il est certainement souhaitable, à un stade où les travaux sont bien engagés et où le bout du tunnel est en vue, d'organiser une visite, un peu plus solennelle, à laquelle des élus locaux (Maire, Conseiller Général, Député) et la presse, voire des riverains, seront invités. Il appartient au Directeur de voir avec le Préfet ou le Président du Conseil Général comment procéder pour le protocole.

C'est une excellente occasion de faire le point et d'informer librement, en conversant.

 

324. Les inaugurations

Il appartient au Directeur d'avertir le Préfet ou le Président du Conseil Général d'une inauguration possible, vers telle date.

Le Chef de subdivision doit donc penser à l'inauguration deux mois avant la mise en service, et être en état de fournir, 20 jours avant la date fixée, un petit dossier au Directeur et d'exposer, sur quelques panneaux, les plans et les photos qui permettront de donner quelques explications. Ce dossier est destiné au Président ou au Préfet qui jugera de sa diffusion.

Les opérations « non inaugurables » font l'objet d'un compte rendu très simple (voir modèle en annexe), transmis directement, trois semaines avant l'achèvement probable des travaux, au chef d'INFRA (avec copie au chef d'arrondissement et au directeur) pour les chemins départementaux. Ce compte rendu est adressé au Président du Conseil Général (Direction Générale des Services du Département) en 50 exemplaires qui peut ainsi en informer l'extérieur. Pour les opérations sur RN, un compte rendu analogue est établi. Le chef d'INFRA le transmet au directeur qui apprécie s'il doit le transmettre au Préfet.

 

33. LA DIFFUSION D'INFORMATIONS GLOBALES

Il nous reste deux domaines à couvrir de manière plus rationnelle en vue de produire des informations globales.

‑ L'impact économique des travaux routiers

Il s'agit de prévoir ce que les budgets de l'année à venir apporteront aux entreprises de travaux publics; elles nous demandent des informations et il serait bon que nous puissions les fournir sous la forme qui leur convient le mieux. De même, il nous faut mieux présenter l'impact économique de l'exercice écoulé. Le compte rendu d'activité apporte des éléments sommaires; il est assez facile d'aller plus loin et d'apprécier ce qui a été fait.

‑ Les « éléments pour une politique d'investissement routier » (le vivier des opérations)

Il s'agit d'une présentation synthétique par zone et itinéraire des opérations d'infrastructures nouvelles qui peuvent être raisonnablement mentionnées parmi la masse des opérations envisageables. Ce document nous manque beaucoup.

Les états permettront de l'établir et la mise à jour périodique de ce document nous fournira une gestion prévisionnelle beaucoup plus rigoureuse. L'informatisation des états devrait la permettre plus facilement.

‑ Les routes dans les Yvelines

Il nous faut encore établir le document de synthèse qui présente, dans ses dimensions diverses (de l'histoire ancienne et récente du réseau, travaux, exploitation, perspectives, etc ... ) le réseau routier du département.

Ce devrait être un document relativement luxueux et riche d'informations introuvables, une base culturelle et technique pour tous ceux qui s'intéressent à la route.

Je serais heureux qu'il sorte en 1985.

 

 

CONCLUSION

 

Ce mémento résume l'essentiel de la manière de gérer les opérations routières, que nous ne pratiquons pas toujours systématiquement. Il n'apporte rien de très original mais sa vertu sera de nous rappeler ce que nous avons à faire, si jamais nous étions distraits.

Sa mise en oeuvre a déjà montré et montrera encore qu'il évite des pertes de temps, qu'il garantit une utilisation meilleure des moyens, des relations de confiance dans les exigences mutuelles, plus de sécurité dans l'appréciation des problèmes et des difficultés.

Il définit un minimum qui n'empêche pas les initiatives et chacun est invité, dans les affaires qu'il doit conduire, à innover, en vue de mettre en valeur les efforts accomplis.