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DE  CE  QUI  CHANGE

ET

DE  CE  QUI  NE  CHANGE  GUERE


 

 

 

 

 

 

 


A. GIVAUDAN

 

( FEVRIER 2001 )

 

 

 

 

PENULTIEME LECON

 

 

 



DE CE QUI CHANGE

ET

DE CE QUI NE CHANGE GUERE

 

 

PRESENTATION

LISTE DE LA SELECTION

LEGENDES

AUTOJUSTIFICATION

AVERTISSEMENT

 

1. LA SUBSTANCE HUMAINE

11. LES CONSTITUANTS OBJECTIFS

12. LES CONSTITUANTS SUBJECTIFS

 

2. L’ESPACE PHYSIQUE

 

3. LE POUVOIR

31. LE TRIANGLE ET L’AME DU POUVOIR

32. LES FORCES AGISSANTES

 

4. LES PREROGATIVES DE L’URBANISME ET DE L’AMENAGEMENT

41. L’INVARIANT JURIDIQUE

42. LA MISE EN OEUVRE DE LA LOF.

 

5. LA FOIRE AUX ILLUSIONS

51. LE TROUBLE OBSESSIONNEL COMPULSIF DU CHANGEMENT

52. L’ILLUSION LEGISLATIVE

53. L’ILLUSION DEMOCRATIQUE

54. L’ERREUR OU LA FAUTE ?

 

6. CONCLUSION

 

L’APOPTOSE

 


( FEVRIER 2001 )

 

 

 


Ce document a été réalisé en 39 exemplaires numérotés à la main de un à trente neuf.

Il a été présenté le mercredi 28 février 2001 à  la  CINQUIEME SECTION du CONSEIL GENERAL DES PONTS ET CHAUSSEES en guise d’expression d’avant -dernières pensées sur l’objet prédominant de ma vie professionnelle.

Que tous mes amis et collègues m’absolvent de n’avoir pas ménagé certaines de nos faiblesses.

                                                                                     AG. le 23 02-2001


PRESENTATION

 

es « écritures » retenues dans cette sélection restreinte ( environ une vingtaine sur 693 ) intéressent l’URBANISME et L’AMENAGEMENT.

Les plus anciennes d’entre elles, mettent à la portée du lecteur, des intentions et des analyses passées, des prémonitions qui ne manquent pas complètement d’actualité. Trois d’entre elles, introuvables aujourd’hui, expriment la pensée ministérielle du moment.

Quand elles sont vieilles de trente ou cinquante ans, elles soulignent l’étrange permanence de certaines exigences; quand elles sont toutes fraîches elles dénoncent involontairement une ignorance qui conduit à penser qu’en notre domaine singulier, le temps favorise plus l’oubli et l’indigence mentale que l’assimilation du passé et l’accumulation de l’expérience. On entend de tellement affligeants propos, on présente comme neuves ou nouvelles tant de « vieilles évidences », on s’émerveille de tant de découvertes « d’aujourd’hui », on en tire tant d’invraisemblables conséquences, qu’on  en reste confondu quand on n’hésite pas à le croire.

 

Ce constat est attristant en lui-même en ce qu’il signale l’existence d’un taux anormalement élevé d’« ignorantins » dans les milieux  qui  sont présumés « penser ». On serait tenté d’en rigoler  s’il ne conduisait pas les pouvoirs publics dans une impasse dont les collectivités locales qu’on flatte en les parant de vertus qu’elles n’ont pas,  seront les premières à faire les frais.

La « pensée » contemporaine,  par son ignorance du passé, par le mépris intellectuel qu’elle nourrit à l’égard des leçons qu’elle devrait en tirer, est en train d’apporter, autosatisfaite d’elle-même et contrairement à ses affirmations présomptueuses, une irremplaçable contribution au désordre urbain et à son étalement désordonné, à la complication et à l’incertitude juridiques, voire à la corruption, à l’insécurité et à l’arbitraire, à la bureaucratisation des sociétés locales plus qu’à leur démocratisation. Telle est la conviction que je fonde sur trente cinq ans de présence et d’observation.

 


Notre administration, pas plus aujourd’hui que naguère, n’est maîtresse  de l’évolution de la société. Elle ne commande pas plus à la nature humaine qu’à la nature de choses. Les transformations du monde et leur complexité sont des réalités qui lui échappent comme à tout le monde. Encore pourrait-on attendre d’elle qu’elle n’en tire pas de stupides conclusions, que, dans le champ qui est le sien et dans les limites de ses compétences, elle s’astreigne à ne pas se mentir et plus encore à ne pas mentir aux autres, qu’elle n’oublie pas que son PREMIER DEVOIR devrait être, et à plus forte raison depuis la décentralisation de l’urbanisme, de combattre la dégradation continue de la législation, de son intelligibilité et de son efficacité au lieu de l’aggraver, sous le futile motif de faire du neuf à n’importe quel prix ou d’avoir l’air à la mode.


 


« DE CE QUI CHANGE ET DE CE QUI NE CHANGE GUERE »

 

LISTE DE LA SELECTION

( 1950-2001 )

 

23 documents. 4.51 Mo

 

 

#1950-00-00---E#-$Z-PDA-W1FC$-PREFACE-DE-M-CLAUDIUS-PETIT

#1960-05-03---E#-$Y-PDA-W0FC$-DISCOURS-DE-M-SUDREAU-MINISTRE-DE-LA-CONSTRUCTION

#1968-10-04-1-H#-$X-PDA-W0FC$-LE-PLAN-D-OCCUPATION-DES-SOLS

#1968-10-04-2-H#-$X-PDA-W0FC$-LE-SDAU

#1969-01-01---C#-$YRPD-BW0FC$-LA-MISE-EN-APPLICATION-DE-LA-LOF

[1969-06-00-2-H-LES-MILIEUX-URBAINS-EN-EUROPE]-$Z-PDA-W0FC$-LES-MILIEUX-URBAINS-EN-EUROPE

#1970-06-00---E#-$Y-PDA-W0FC$-DOCTRINE-OFFICIELLE-DE-L-URBANISME-CABINET-DU-MINISTRE

#1974-10-03---H#-$X-PDA-W0FC$-ENTRE-L-URBANISME-ET-L-ENVIRONNEMENT

[1976-03-00---H-LES-VOIES-TORTUEUSES-DE-LA-CLARIFICATION-DU-DROIT-DE-L-URBANISME]-$Z-PDABW0FC$-LES-VOIES-TORTUEUSES-DE-LA-CLARIFICATION-DU-DROIT-DE-L-URBANISME

#1977-01-08---H#-$X-PDA-W1FC$-L-ECART-ENTRE-LE-REVE-ET-LA-REALITE

[1977-10-01---H-RIGIDITE-OU-LOTERIE-EN-AMENAGEMENT]-$ZRPDA-W0FC$-RIGIDITE-OU-LOTERIE-EN-AMENAGEMENT

[1978-09-01---H-LA-QUESTION-COMMUNALE]-$Z-PDA-W1FC$-LA-QUESTION-COMMUNALE. EXTRAIT. Chapitre 1 et 2

[1985-07-00---H-REFLEXIONS-SUR-LA-QUALITE-DE-L-URBANISME]-$Y-PDA-W1FC$-REFLEXIONS-SUR-LA-QUALITE-DE-L-URBANISME EXTRAIT. Chapitre 1

[1986-03-00---H-PROLIFERATION-DES-ENQUETES-ET-REGRESSION-DE-L-ETAT-DE-DROIT]-$ZRPDA-W0FC$-PROLIFERATION-DES-ENQUETES-ET-REGRESSION-DE-L-ETAT-DE-DROIT

#1998-01-00---C#-$X-PDA-W0FW$-LA-VILLE-A-L-OREE-DU-XXI-SIECLE.DOC

#1999-01-31---C#-$XR-DABW1WW$-TRES-MODESTE-BILAN-PARTIEL-DES-SDAU-ET-DES-POS.DOC

#1999-07-02---C#-$XRP-ABW0FC$-DE-L-ETALEMENT-URBAIN

#1999-09-09---E#-$Y--DA-W0FC$-AVANT-PROJET-DE-LOI-UHD

#1999-11-09---H#-$XRPDA-W0FC$-CRITIQUE-D-UN-AVANT-PROJET-DE-LOI

#2000-00-00---E#-$ZR-DA-W1FC$-PLAQUETTE-SOLIDARITE-ET-RENOUVELLEMENT-URBAINS

#2000-06-00---E#-$ZR-DAB-W1FC$-VERITES-D-AUHOURD-HUI-PUCA

#2000-10-00---E#-$Z—DA-W1WC$-L-APOPTOSE.doc


 

 

 

 

 

 


Les documents comportant un  X n’ont eu qu’une diffusion restreinte.

La LEGENDE ci-contre est utile pour avoir à la signification des identifiants et des couleurs

 

Les document cités ci-dessus sont accessibles, avec l’ensemble de mon « ANTHOLOGIE »  sur le libre service du réseau : S\A-GIVAUDAN\Ant-09\Ant-W97\Textes ou \Tables   ( fichier 0011). Ils sont également dans le CD-Rom.

 

Ils sont aujourd’hui sur mon site « imprecator ».


 



 

 


AUTOJUSTIFICATION

 

 

 

CEUX QUI ONT AUTREFOIS  PARLE DE CE QUI NOUS CONCERNE CE MATIN,  N’ONT RIEN DIT QUI SOIT « AUJOURD’HUI » ANACHRONIQUE, INDIGENT OU DEPASSE. ILS N’AVAIENT PAS DE LA SOCIETE, LA VISION SIMPLISTE QU’UN RAMASSIS « D’IGNORANTINS » INCULTES LEUR PRETENT AVEC UN SENTIMENT DE COMMISERATION FAUSSEMENT CONTRITE ET EN LEUR CHERCHANT COMME DES EXCUSES DANS L’URGENCE DES BESOINS OU DE FUMEUSES « TRENTE GLORIEUSES ».

 

SI CES BLAFARDS CONTEMPORAINS AVAIENT UNE ONCE DE JUGEOTTE ET D’EXIGENCES INTELLECTUELLE AINSI QU’UN SOUPÇON D’HONNETETE,  AU LIEU DE RACONTER DES BALIVERNES A LA CANTONADE, ILS SE DEMANDERAIENT POURQUOI NOTRE SOCIETE, NOS COMMUNES ET NOTRE ADMINISTRATION QUI FUT EN PREMIERE LIGNE SUR CE FRONT, N’ONT PAS OBTENU DE RESULTATS PLUS DIGNES DU GENIE FRANÇAIS. LA REPONSE N’EST NI DANS LA LOI, NI DANS LES FINANCES. CEUX QUI LE SAVENT OU S’EN DOUTENT SERAIENT BIENVENUS DE LE FAIRE SAVOIR  AU LIEU DE COUVRIR DE LEUR REPUTATION, DE LEUR PRESTIGE OU LEUR AUTORITE MORALE, LES BASSES ŒUVRES D’AMATEURS DE NOUVEAUTES. LEUR SILENCE SERVILE FAIT PARTIE DE L’EXPLICATION A CHERCHER AUX DEFICIENCES DE NOS VILLES.

 

QUE LES ESPRITS MAL PLACES NE VOIENT PAS DANS MES SURABONDANTES « ECRITURES » PERSONNELLES, L’EXPRESSION D’UNE PENSEE AUTONOME OU ORIGINALE. CES PENSEES N’ONT ETE, TOUT AU LONG DE MA CARRIERE ET DANS LES DOMAINES RESTREINTS OU JE SUIS INTERVENU, ICI OU AILLEURS, QU’UNE MANIERE D’ETRE FIDELE A LA « LIGNE » ARRETEE PAR QUELQUES EMINENTS VISIONNAIRES QUE JE SUIS HEUREUX DE POUVOIR EN QUELQUE SORTE REHABILITER, SI J’EN CROIS LES JUGEMENTS SOMMAIRES QUI LES ONT PLUSIEURS FOIS EXECUTES. JE PENSE SURTOUT A M. ROGER MACE, DIRECTEUR DE L’AMENAGEMENT FONCIER ET DE L’URBANISME, QUI M’ACCUEILLIT DANS SA DIRECTION EN JUIN 1965. SA VISION HAUTE, JUSTE ET PREMONITOIRE DES CHOSES N’A JAMAIS CESSE DE RANIMER MA CONFIANCE DANS LE DEVOIR A ACCOMPLIR.

 

TOUTEFOIS, ET AU DELA DE TOUT ATTACHEMENT A DEUX MINISTRES SOUS LES ORDRES DESQUELS JE N’AI D’AILLEURS JAMAIS SERVI, SI J’AI FAIT MIENNES CES QUELQUES IDEES SIMPLES, C’EST EN RAISON DE LA JUSTESSE DE L’IMPERATIF QU’ELLES ERIGEAIENT EN DEVOIR CENTRAL DE L’URBANISME ET DE L’AMENAGEMENT. CE DEVOIR  CONSISTAIT A REFUSER, AU MOINS MENTALEMENT, LE « DESORDRE PHYSIQUE » PUIS LA COMPLICATION JURIDIQUE. IL S’IMPOSAIT ET S’IMPOSE TOUJOURS A TOUTE SOCIETE URBAINE QUI PORTE NATURELLEMENT EN ELLE CES DEUX MAUX. ET MEME SI L’OBSERVATION LUCIDE DES CHOSES LAISSE PEU D’ESPOIR A UN QUELCONQUE RATTRAPAGE, CE DEVOIR RESTE ACTUEL.

 


 

 


 


AVERTISSEMENT

 

 

On trouvera que j’emploie des mots bien bizarres et les esprits pervers penseront que c’est pour me singulariser. Il n’en est rien, car je préfère en général le langage ordinaire à la "glossolalie" à la mode ( à base de « Re », de « fort » et de « lieu » à répétition, de « nouveau » et d’ « autre » ( Cf. #2002-11-22---E# )). Si j’ai recours à cet artifice, c’est pour ne pas enfermer les réalités que j’évoque dans des concepts tout prêts qui leur donnent quelquefois un sens qu’elles n’ont pas. Le terme inattendu mais courant, oblige à connaître le sens que je lui donne.

 

On trouvera également que mes dessins « simplificateurs », donc suspects, sont quand même bien complexes, voire peu compréhensibles. Ils demandent en effet un peu de temps et d’attention pour être compris. Nous devons, semble-t-il être inaptes à ce sacrifice, sinon il y aurait un peu plus de graphes dans les sous produits de triturations juridiques de procédure, inventées sur des coins de table. Les vulgarisateurs scientifiques, plus sérieux, n’hésitent pas à y recourir. ( Cf. celui de L’apoptose, en fin de document.#2000-10-00---E#). A moins que notre matière soit si simple, malgré des réformes à tour de bras, qu’elle se passe de schéma pour représenter les relations évidentes entre l’espace, la société, l’individu, le pouvoir et le droit,.

 

Quoi qu’il en soit, le seul apport vraiment personnel de mon propos est dans le GRAPHE N° 1, un petit chef d'œuvre provisoire qu’il faudra améliorer encore. Il est le résultat d’un exercice incomplet de "taxinomie probabiliste des objets incertains", technique efficace et utile pour se faire une religion sur les questions embrouillées.

D’autres graphes viendront à son secours pour le rendre plus accessible aux insatisfaits, qui datent quelquefois d’il y a bien longtemps mais qui peuvent encore servir pour tout ce qui n'a pas changé.

 

Avec la « SELECTION RESTREINTE D’ECRITURES », il sera loisible aux plus curieux d’approfondir leurs investigations rétrospectives sur l’histoire travestie par nos contemporains amnésiques. Elle est celle, un peu triste, d’une étrange fatalité qui condamne les pouvoirs publics à « faire mal » même quand ils pensent à peu près bien. Ce qui était autrefois le cas mais ne l’est plus, me semble-t-il.


 

 


 

 


DE CE QUI CHANGE

ET

 DE CE QUI NE CHANGE GUERE

 

 

      ’avais initialement pensé à intituler mon exposé :

« de ce qui change et de ce qui ne change pas,

de ce que nous savons,

de ce que nous devrions savoir,

de ce que nous ne semblons pas savoir,

de ce que nous ne savons pas,

et de ce que nous ne saurons jamais »,

mais c’était un peu trop long.

J’avais aussi pensé à un titre plus court : « l’espace, l’individu et le droit», qui rappelle celui de mon anthologie, mais il était un peu trop large.

Je l’ai réduit à ce qui me paraît essentiel au regard de tout ce que j’ai lu d’incongru de la part de ceux qui voient du nouveau au coin de chaque rue, ne cessent d’encombrer leur propos d’abusifs « aujourd’hui », témoignent d’une méconnaissance noire du passé et ne semblent pas discerner, dans l’époque et dans l’humanité profonde, avec ses vertus et ses tares, ce qui appartient à la mode du moment de ce qui constitue un « invariant ». Ils font une macédoine incertaine d’informations, hasardeusement accouplées les unes aux autres, selon l’opportunisme en vigueur. Ils sont sans doute modernes puisqu’ils n’hésitent pas à dire n’importe quoi.

Ma prétention n’est pas d’essayer de vous convaincre de certaines évidences – que vous ne reconnaîtrez pas nécessairement comme telles – mais de proposer quelques clefs pour mieux juger de ce qu’on fait, de ce qu’on ne fait pas, de ce qu’on fait à tort et de ce qu’on a tort de ne pas faire.

J’aurais atteint mon but, s’il reste dans vos cervelles, avec cette pénultième communication, une façon un peu différente de regarder des réalités.

Mon propos consistera essentiellement à faire parler quelques schémas simplificateurs, ( notamment le graphe N°1 ) établis dans l’esprit de ceux qu’on trouve dans des revues sérieuses, quand le scientifique essaye de se faire comprendre du commun.( Voir le schéma de l’apoptose en dernière page).

 

 


 




1. LA SUBSTANCE HUMAINE

 


Je n’ai pas employé ce terme par hasard.

Cette substance se compose de deux types de constituants que vous connaissez aussi bien que moi.

Les uns sont  plutôt objectifs, les autres indiscutablement subjectifs.

J’en ai nommé quelques uns de chaque sorte, parmi les plus importants pour être mieux compris.

Le seul apport de ma part est dans les qualifications dont j’affecte leur évolution ( ou plus exactement certains des paramètres qui la caractérisent  ).

Je n’en ai retenu que cinq parce qu’il n’y en a pas d’autres au regard « de ce qui change et de ce qui ne change pas beaucoup ». Cette évolution peut être :

L -- Lente,

R -- Rapide,

A -- Aléatoire,

P – Prévisible,

I –  Immuable.

Il y a donc  des éléments susceptibles d’évoluer différemment ou de ne pas évoluer du tout.

Ainsi, en face de chacune des caractéristiques ou notion retenues, qu’elle soit à évolution soit lente, rapide,  aléatoire ou prévisible, etc…, il suffit de se poser la question :

« QUOI DE NEUF ? »   de nos jours.  

quand on regarde la substance humaine incrustée sur un territoire comme une agglomération, pour être plus concret..

On trouve ainsi pour….

 

11. LES CONSTITUANTS OBJECTIFS

La réponse est suffisamment variable d’un territoire à un autre, et variable aussi à l’intérieur d’un même territoire « urbain », pour qu’il soit impossible ou sans valeur de tenir un raisonnement grotesque du type « aujourd’hui » ou « du temps des trente glorieuses ».

Ici les choses ont changé et ne changent plus guère, ici les choses changent, ici les choses vont changer, pour qui essaie de décrypter la société, autrement qu’en débitant des idées reçues.

Dans le Var, par exemple, la croissance démographique ne désarme pas et n’est pas prête de le faire. Comme autrefois… Allez voir aussi dans les Yvelines, l’évolution des 15 dernières années. Curieuses coïncidences personnelles ?

Ainsi n’est-il pas inintéressant de se poser pour tel territoire, à la hauteur de la ligne. « Transgressions significatives » qui regroupent toutes les formes de délinquance, ( variables LAP )

« QUOI DE NEUF » ?

et on y trouvera des réponses édifiantes, quand on compare la situation actuelle à ce qu’elle était voici trente ans, peut être un peu différente des idées convenues surtout si on n'ose pas poser la question. Encore faut-il avoir des archives. Allez voir et vous serez édifiés.

Je pense qu'on peut répondre pour chaque ligne mais n'ai indiqué que les paramètres significatifs de l'évolution. Plusieurs des constituants ont un caractère prévisible ( P ) dans leur ordre de grandeur.

 

12. les constituants subjectifs

Qu’y a-t-il de neuf dans la nature humaine qui nous intéresse  ?

Au regard des trois pulsions principalement agissantes vis à vis de l’espace. Rien.

Notre nature est immuable. (  Cf. Image ci-contre  )

Vis à vis de cette affirmation, les êtres humains se partagent en deux sectes :

* Celle qui l’accepte et en prend son parti,

* Et celle qui prétend la changer…Attention! Danger

De quelle secte faites-vous partie et vous ne regarderez pas de la même façon l’urbanisme et l’aménagement ?

 

 

 


 

 


Et vis à vis de l’état des mœurs? Notion à évolution lente et aléatoire. ( variables L. A  )

Quoi de neuf ?

Par exemple, l’idée qu’on avait de la probité des décideurs publics a été sérieusement mise à mal en vingt ans.

Le discrédit qui en est résulté pour les représentants du peuple conduit à regarder d’un autre œil les vertus théoriques de la démocratie – locale ou non – qui est impuissante à elle seule à inhiber les transgressions à la droiture.

Vis à vis des représentations collectives, quoi de neuf ?

Enormément d’évolution…( Variables LRA )

Le regard porté sur la substance humaine, produit donc des observations complexes et contradictoires. Le politique n’a nullement le monopole de leur  interprétation et de leur utilisation .

Ce n’est qu’une évidence de plus.


2. L’ESPACE PHYSIQUE

Il convient, comme précédemment, de le soumettre à la question : « quoi de neuf ? »

Dans le grand hexagone aplati, ( à droite dans le GRAPHE N°1 ) s’empilent six notions marquées d’un petit hexagone rouge différencié par une lettre jaune.

HEXAGONE A. Substance et formes urbaines

L’objectif de l’urbanisme et de l’aménagement  et de réduire le désordre urbain, intra urbain, extra urbain, d’y introduire un peu d’harmonie quand elle n’y vient pas naturellement. ( Cf. discours Sudreau et préface Claudius Petit dans  #1950-00-00---E# et #1960-05-03---E# )

L’intervention des pouvoirs publics, depuis les origines, n’a pas eu d’autres raisons.

Quoi de neuf ?

A l’Est comme à l’Ouest, rien de bien nouveau. ( Cf.#1970-06-00---E#)

Tellement rien de nouveau qu’on légifère en espérant réduire l’étalement urbain. ( Cf.#1999-07-02---C#)

Quant aux formes, elles se sont plutôt améliorées sous l’influence de l’état des mœurs.

 

HEXAGONE B. Connaissance des stocks et des flux

Stocks et flux de l’évolution urbaine ? Quoi de neuf dans sa connaissance afin d'agir avec plus de discernement sur la ville ? A peu près rien. Rien au niveau national, c'est la nuit statistique. Il serait amusant de comparer l’avant et l’après décentralisation sur l’étalement.

Rien ou presque dans les DDE. Ailleurs ? ? En tout cas, on ne le fait guère savoir.

Ainsi, notre administration a-t-elle été incapable de citer le moindre chiffre sur les ZAC en pleine déconfiture, voici trois ans, quand les finances lui en ont demandé, ni sur l’étalement urbain, dont elle a fait des gorges chaudes récemment ? Il y a de quoi se terrer de honte. Rien de neuf. Mais on « cause » et on prétend légiférer sur la question. Mais quoi de neuf

Quant à se servir de cette connaissance pour mieux agir localement, autant aller pêcher à la ligne.

HEXAGONE C. Arbitrages entre intérêts concurrents. ( Image  ci contre et ci après )

Quoi de neuf à leur sujet?

On discourt directement sur la « cohérence » dont on utilise le terme, pour nommer un document, mais parallèlement, on consolide le « principe confédéral » qui sauvegarde l’exercice communal et solitaire des prérogatives d’aménagement en interdisant tout arbitrage entre intérêts publics locaux.

Rien de neuf donc.

On renforce, sans en être conscient, par diverses dispositions inutiles, le juge dans son rôle d’arbitre des décisions d’aménagement, comme si la décision d’aménagement ne pouvait s’apprécier qu’au regard de critères juridiques. Le graphe illustre l’évolution pathologique du système.

Du neuf certainement mais du pire.

HEXAGONE D. L’action sur la ville.

Le graphe ( dans l'image ci après  page 16 ) résume toute action sur la ville, « dans tous les temps et sous toutes les latitudes ».

Il s’agit d’un « invariant universel » depuis qu’il existe des villes puisque c’est toujours ce qui se constate.

Agir sur la ville :

C’est remplir du vide ;

C’est vider du plein ;

C’est rendre public ce qui est privé ;

C’est restituer au privé ce qui est public selon les exigences des époques.

Il y a des époques où l’on remplit plutôt les vides, mais le « renouvellement urbain » est un phénomène permanent, continu, irrépressible ( lié aux deux « pulsions humaines » ). On parlait de « reconquête des milieux urbains » dans les années 70. On en fit assez intelligemment dans les « villes moyennes ».



 

 

 


 


Quoi de neuf ? Rien.

Rien de rien, car il n’y a pas plus à faire « aujourd’hui » qu’hier ; il y a eu toujours à faire et on ne sait toujours pas faire bien mieux  et plus efficacement pour passer dans l'hexagone suivant. Telle est la vérité.

 

HEXAGONE E. La qualité de l’urbanisme et de l’aménagement

Parmi les huit qualités du milieu urbain ( Cf. Graphe dans l'image ci après p. 17. La rosace ), qu’y a-t-il de neuf dans la capacité des collectivités publiques à atteindre l’optimum ?

La réponse est dans la culture, celle de la population et celle du pouvoir.

Vous y répondrez aussi bien que moi. ( Cf.[1985-07-00---H-REFLEXIONS-SUR-LA-QUALITE-DE-L-URBANISME])

 

HEXAGONE F.  Les coagulations humaines

Les êtres humains, comme les amibes, se renferment sur leur milieu et s’organisent en milieux fermés d’autant que les temps sont durs.

Quoi de neuf ?

Beaucoup de neuf, hélas, qui polarise dangereusement l’espace physique dans de nombreuses villes.

 

CONCLUSION

Quand l’évolution spatiale et morphologique de l’espace urbain, en devenir permanent, qu’il s’étende ou se transforme sur lui-même, est perçue, analysée, interprétée, appréciée, au regard de ces quelques critères, frustes, combinés entre eux, on doit d’abord se demander ce qu’il peut bien y avoir de neuf dans le triangle du pouvoir pour qu’il pense à légiférer.

Qu’en savons-nous, au delà de quelques idées reçues  ou débiles que j’ai pu lire et relire, ahuri ?

Outre l’extrême difficulté d’exprimer, en termes généraux valides, une variété extraordinaire de situations, nous n’avons pas le premier outil qui nous donne une idée, , approximative mais objective de l’épidémiologie des problèmes en question.

Donc, rien de neuf sur ce point, par rapport aux années 60. L’ignorance n’a guère évolué. ( Cf.[1969-06-00-2-H-LES-MILIEUX-URBAINS-EN-EUROPE])

 

A CE STADE UNE REMARQUE IMPORTANTE S’IMPOSE.

 

Tout ce qui évolue le plus, de façon aléatoire, lente ou rapide, échappe à 95% aux griffes de la législation de l’urbanisme. Evolutions économiques, sociales ou technologiques, délinquance, chômage, vieillissement, pauvreté etc dépendent fort peu de l’ordre ou du désordre urbain.

Quant à croire qu’on peut faire boire un âne qui n’a pas soif de logements sociaux, on se met cinq doigts dans l’œil. On fait fausse route aussi sur ce front  difficile parce qu’on n’a guère changé la façon de regarder la société.

 



 


 


 


 


3. LE POUVOIR

 

REMARQUE PRELIMINAIRE. ( Image ci après )

Le pouvoir, dans le graphe n° 1 est dans le triangle flanqué de deux pentagones.( celui des fins et celui des moyens comme on s’y attendait ).

Ce pouvoir, quelle que soit l’autorité qui est habilitée à l’exercer, est régi par des déterminismes naturels nombreux et plus ou moins impératifs, représentés par des cercles et des flèches numérotées de 1 à 8.

Il n’est pas superflu, même si la remarque n’est en rien spécifique à l’urbanisme et à l’aménagement, de s’attarder un instant sur le pouvoir. ( Cf.[1978-09-01---H-LA-QUESTION-COMMUNALE]  )

Le pouvoir s’exerce toujours et d’abord pour son plaisir et pour faire plaisir ( et plus rarement pour ne faire que du mal . Souhaitons que le socialisme carcéral appartienne définitivement à l’histoire ).

C’est ce plaisir qui attise la convoitise de le conquérir et donne le goût de le conserver et c’est en faisant plaisir qu’on essaie généralement d’y rester. 

C’est également ce plaisir irrépressible chez certains, qui les poussent quand ils en sont possédés à le ramasser dans le sang, la merde ou les poubelles. La démocratie n’en lime que la manière de punir celui qui le perd. N’ayons donc pas d’illusions surfaites à son sujet pour bien gouverner. La fin déshonorante des démocratie de la IIIème et de la IVème républiques, pour ne pas remonter trop loin, devrait nous conserver une puce dans l’oreille. Il en va de même dans le gouvernement des villes.

 

Le pouvoir, pour ces raisons, peut agir en décidant de ne rien faire, en laissant faire, en empêchant de faire, si ça fait plaisir, et en faisant lui-même, puisqu’il peut trouver plaisir et intérêt à faire, tout en faisant plaisir à certains qui lui plaisent.

Malheureusement, l’urbanisme et l’aménagement dont la fin est de canaliser l’évolution urbaine  pour qu’elle soit un peu plus ordonnée ou moins désordonnée, ne font jamais plaisir à tous.

Or du pouvoir qui exerce l’essentiel  des responsabilités en la matière, on ne dit généralement rien.

Parions que s’il exerçait plus parfaitement sa tâche, nous ne penserions pas à d’autant légiférer pour compenser ses défaillances inavouées. Et si ce n’est pas pour ce motif, pourquoi autant le faire ?


 

 

 



 


31. LE TRIANGLE ET L’AME DU POUVOIR

L’exercice du pouvoir mobilise trois propriétés de l’être humain :

· Sa culture,

· Sa qualification,

· Et sa détermination.

Quoi de neuf sur la culture, variable à l’évolution lente et aléatoire, à cause du renouvellement des décideurs, ce qui n’est pourtant pas nécessairement un mal ?

Quoi de neuf sur sa qualification et ses moyens d’être éclairé ?

A-t-on noté un renversement de tendance dans les moyens humains et financiers, en faveur des études d’urbanisme ?

Quoi de neuf sur la détermination, éminemment aléatoire ?

Le pouvoir est donc resté à peu près égal à lui-même, corruption exceptée. Quoi que l’absence de toute inculpation de corruption fondée sur une décision d’urbanisme malhonnête laisse aux naïfs le sentiment que la probité règne en ce domaine.

 

32. LES FORCES AGISSANTES

Elles sont dans les cercles jaunes cerclés de rouge et numérotées de 1 à 8. On peut rapidement les passer en revue.

 

Forces N° 1, 2 et 2’ – Influence de la substance humaine, sur le pouvoir. ( Variables LRAP ). Quoi de neuf ? Sans doute rien. N’influe-t-elle pas assez ? on va finir par le croire. Si ce n’était pas le cas on parlerait moins de « démocratiser » l’urbanisme. Nous avons donc de mauvais élus locaux dont il faut à la fois, par la loi, accroître les compétences et changer la nature. Rassurante perspective pour quiconque a quelques rudiments d’histoire.

 

Force N° 3 – Capacité du pouvoir d’arrêter des finalités et d’en faire des objectifs concrets. ( Variables LRAP ). Quoi de neuf ? C’est sans doute pourquoi on légifère pour obliger le pouvoir à penser et à mieux faire.

Mais de « beaux esprits » s’imaginent peut être que la loi peut changer les pétochards en volontaires et les rendre au surplus imaginatifs.

 

Force N° 4 – Capacité du pouvoir à utiliser efficacement les prérogatives d’urbanisme et d’aménagement, pour atteindre des objectifs  et des résultats meilleurs ? ( Variables L.A ). Quoi de neuf ?

Rien de rassurant puisqu’il faut encore légiférer pour fixer par exemple par la loi des normes de stationnement. Mais où ont-ils donc la tête ?

 

Force N° 5 – Réactions de la substance humaine aux objectifs et à l’usage des prérogatives ( variables RAP ).

Rien de neuf. La substance humaine a seulement  renforcé sa résistance à tout changement de son voisinage et à tout « renouvellement » qui la dérange, sous formes de « minorités marginales hostiles ». Evolution de « l’état des moeurs ».

 

Force N° 6  Résistance des milieux physiques aux objectifs d’aménagement.

Il s’agit là d’une vraie constante, presque immuable, pour d’évidentes raisons.

Toutefois, évoquer l’idée de « renouvellement » c’est promettre de surmonter  ces résistances ?

Vieille question – sans doute la plus vieille question – de l’aménagement. Quoi de neuf ? surtout du vent polluant et une vieille bonne idée qui vient, à mes yeux , bien ou trop tard.

 

Force N° 7 -- Résistance des objectifs à l’exercice des prérogatives.

Sur ce terrain, il n’y aurait rien de strictement neuf, à l’exception que certaines prérogatives comportent des malfaçons anciennes qu’on n’a jamais réparées en trente ans.

On en trouve dans tous les dispositifs, les unes sont sérieux, d’autres sont anecdotiques, sauf devant un juge heureux d’annuler une décision ou une « minorité marginale hostile », habituée à fouiller les décharges des processus de décision.

Rien de neuf ou presque.

 

Force N° 8 – Antagonismes objectifs  - prérogatives.

La question fut frôlée en conclusion du §2.

C’est sans doute sur ce terrain que règne la plus grande confusion compréhensible de la part des décideurs élus, mais inadmissible de la part d’agents présumés qualifiés. Nous y reviendrons.

On la résumera par une image. On souffre de ne pas pouvoir jouer un concert de violons avec un orchestre de trompettes.

Quoi de neuf ?

Beaucoup de mauvais neuf.

C’est sans doute le plus grave problème mais le plus artificiellement créé de toute pièce par une conjuration exceptionnelle de « beaux esprits », «d’ignorantins », de « démocratolâtres » alliés aux « nouveaux conformistes»  soutenu par la cohorte servile des « bien pensants ». Le mal a frappé les défense immunitaires.

 

CONCLUSION

La diversité complexe des choses interdit pourtant qu’il n’y ait qu’une réponse à chacune des questions.

 S’il y en a autant que de situations, la loi est impropre à répondre aux difficultés, même si ces difficultés, liées à un élément qui change trop ou à un autre, qui ne change pas assez, impliquent une intervention.

La loi, par définition, ne peut qu’habiliter une autorité à exercer une contrainte ou peut soumettre cette autorité à une contrainte nouvelle.

Est-ce vraiment le bon schéma pour traiter ce qui peut avoir changé  dans notre affaire?

 

 

4. LES PREROGATIVES

DE L’URBANISME ET DE L’AMENAGEMENT

 

Je crois prudent de rappeler – puisque pour les « ignorantins » c’est sans doute nécessaire – que ces prérogatives, et notamment celles que contient le code de l’urbanisme, ont un objet précis et exclusif : permettre à l’autorité administrative d’intervenir sur l’évolution de l’occupation et de l’utilisation du sol et l’organisation spatiale des établissements humains.

L’individu, en tant que tel,  ne les concerne pas. Elles l’ignorent. Il n’existe devant elles qu’en tant que propriétaire ou citoyen, avec les droits qu’il tient de ces deux qualités. Elles sont aux antipodes du droit social.

 

41. L’invariant juridique ( Voir image ci après décrivant les prérogatives )

Notre pays fut sans doute celui, sans être le premier en Europe, qui créa l’attirail le plus complet et le plus puissant pour intervenir sur l’espace physique.

Cet attirail fut conçu et produit entre 1943 et 1963. Informations indispensables aux « ignorantins » qui prêtent à la loi d’orientation foncière, des vertus fondatrices qui n’existent que dans leur amnésie et des raisons qu’ils inventent pour avoir quelque chose à dire.

Que de sottises n’a-t-on pas proféré sur ce sujet depuis quelques années.

L’essentiel de ce qui se fit, ou presque, entre 1963 et 1983, ne fut que remise en ordre, clarification, rationalisation, codification, mise en œuvre effective de certaines dispositions sans oublier quelques inévitables giclées de pollutions sur les côtés.



 


Les nouveautés de la loi de 1967 et des suivantes, car  il en existe, n’ont pas été utilisées ou ont dégénéré. A ce dernier titre, on citera le PLD et les ZEP mais on  rappellera aux  « ignorantins », au sujet de la L.O.F. qu’ils semblent particulièrement affectionner, ces être de cimetières que sont les AFU, la concession immobilière, la concession de l’usage des sols, la taxe d’urbanisation.

Les seules nouveautés utilisées de cette loi furent « l’expropriation pour réserve foncière » et  « la taxe locale d’équipement » qui fut immédiatement abâtardie  et condamnée à la figuration deux ans plus tard par un régime incohérent de participations .

Pas de quoi pavoiser !  Mais de quoi blâmer.

 

Quoi de neuf donc sur le terrain du droit? Presque rien, parce qu’il n’y avait plus matière à inventer, mais à apprendre à appliquer et à appliquer ( Cf.#1977-01-08---H#) en mesurant l'écart. Moins jouissif évidemment que de légiférer à tort et à travers. On peut donc considérer les prérogatives comme un « invariant » de notre société. Il faut vivre avec.

On sourit de pitié en pensant à celui qui a écrit:

 « la loi d’orientation foncière de 1967 a marqué l’apogée d’une vision positiviste de l’urbanisme », « celle d’un avenir prévisible, piloté par des décisions politiques éclairées, des techniques de planification savantes et éprouvées, une administration d’Etat omnicompétente, l’ensemble soutenu par une forte centralisation ». ( sic )

« L’ambition était claire :  définir la destination générale des sols dans les SDAU puis par les POS encadrant strictement l’action quotidienne, DEBOUCHER SUR LA VILLE REVEE » ! ! ! ( resic ).( page 06 )


 

 


Où a-t-il été pécher les absurdités mises en rouge et en vert et en police 14 tant elles sont énormes  et grotesques ( ou en italique en noir et blanc ) ? On trouvera ces billevesées  et bien d’autres dans le document dont on a inséré ci dessus la page de couverture. ( Cf.#2000-06-00---E#)

 C’est pourquoi un mot sera  utile sur cet épisode peu glorieux qui laisse pourtant semble-t-il des souvenir jalousés de ceux prétendent avoir quelque chose à refonder..

 

 

42. La mise en oeuvre de la LOF. ( Voir image des cafouillages ci-après )

La L.O.F. n’entra vraiment dans les faits, pour les documents d’urbanisme, qu’à partir de 73-74. Hélas ! Et après une parturition particulièrement négligente. (  Cf.#1969-01-01---C#)

Toutefois son objectif juridique premier et réel n’était pas la « VILLE  REVEE » mais :

· L’espoir de canaliser le développement urbain ( prévisible ) ;

· De clarifier le droit local de l’urbanisme.

Quant au contenu des documents, ils dépendaient non pas de la loi – dont on pouvait presque se passer – mais de crédits d’études plus importants  et de personnels qualifiés.

Tout ce qu’il y avait à faire c’était donc de faire pénétrer de la conscience et du goût du savoir, dans l’âme du pouvoir. ( Cf. #1968-10-04-1-H#et #1968-10-04-2-H# )

On en est toujours là.

Je ferai une réserve technique.

Les mécaniciens de mon genre, qui ont beaucoup observé, d’en haut, d’en bas, du dedans et du dehors, les déficiences des prérogatives et les dangers que leur usage pouvait présenter, avaient de nombreuses rectifications à proposer.

Elles ne touchaient en rien la nature des prérogatives – sauf sur le point important de la fiscalité des terrains constructibles non bâtis – mais leur complexion intime, leur commodité et leur sécurité d’emploi et surtout les déficiences de liaisons organiques et fonctionnelles dont elle souffrait ( Cf. Le  code génétique urbain. Cf. Images ci après ).

 

SUR LE MALHEUREUX TERRAIN DU DROIT :

· On a donc beaucoup changé et détraqué  ce qui marchait à peu près bien,

· Et on n’a  pratiquement jamais réparé ce qui marchait mal. ( Cf.[1976-03-00---H-LES-VOIES-TORTUEUSES-DE-LA-CLARIFICATION-DU-DROIT-DE-L-URBANISME])

 

Les lois de 1983 ( décentralisation incluse ), de 1985, de 1986, de 1991, de 1993 …et la loi 2000 – 1208, n’ont donc pratiquement servi à rien ( sauf à polluer le droit ) – si on regarde leurs effets sur les capacités d’agir du pouvoir et sur les résultats.

Il était normal qu’il en aille ainsi, car on ne change pas, dans notre domaine, l’âme du pouvoir par la loi.

Ce n’est pas la loi qui peut lui conférer la culture, la qualification et la détermination requises pour agir correctement, mais cela on le savait déjà.

 

Peut-on changer le pouvoir par la loi, à défaut de changer son âme ?

On l’a changé une première fois en conférant l’essentiel de l’exercice des prérogatives aux collectivités locales.

Quoi de neuf ?

Depuis 15 ans on devrait le savoir. On n’en sait rien ou on se garde bien de le dire.

On a institutionnalisé, en revanche, la nature confédérale de l’exercice communal des prérogatives.

On s’est bercé d’illusions et on continue à se bercer,  sur l’intercommunalité.

On se refuse à tirer toutes les conséquences du « fait communal».

Sur ces terrains difficiles, on hésite à pronostiquer le destin qui sera réservé à la taxe professionnelle d’agglomération lorsque l’effet morphine de la subvention cessera de manifester et quand il faudra passer aux actes pour de bon.

Nul ne peut prévoir ce qu’il adviendra.

Toutefois, dans l’hypothèse où la T.P.A. monterait véritablement en régime, il pourrait en résulter quelques bienfaits en faveur d’une localisation moins aléatoire des activités dans la géographie locale.

Tous les doutes sont cependant permis sur l’ effectivité de cet effet tant il existe en quantité des espaces vides destinés à recevoir des activités. Par ailleurs, il est probable que le flux nouveau réel d’activités économiques vraiment structurantes ne sera pas, à l’avenir, tel qu’il puisse avoir une incidence déterminante sur le visage des agglomérations. Le mal est fait, si mal il y a, et pour longtemps.

Les prérogatives d’aménagement, en tant que moyens ou outils, n’y ont été pour rien.

Et si on s’en est mal servi, ( Cf.#1999-01-31---C#)il est plutôt conseillé d’aller voir sous les dessous de l’âme noire du pouvoir ( notamment avec l’usage invraisemblable  de la loi du 31 décembre 1973 ( Royer) premier domaine de décision à avoir été enlevé à l’Etat  et décentralisé au bénéfice d’une oligarchie politico-corporative.  ).

 

CONCLUSION

Ces remarques conduisent directement à quelques considérations générales, moins objectives, et me font dire qu’il faut donc être un inconséquent ou un « ignorantin » pour parler de « refondation » législative à propos de la loi 2000-1208.


Et elles me conduisent naturellement à revenir dans le présent.

 


 

 



6. LA FOIRE AUX ILLUSIONS

 

61. LE CHANGEMENT, TROUBLE OBSESSIONNEL COMPULSIF

Si le changement peut procurer du plaisir aux uns et du déplaisir aux autres, il doit avant tout comporter un avantage au moindre risque pour tout pouvoir qui s’en croit le moteur. C’est la règle générale en démocratie et s’y soustraire est une erreur.

Il s’ensuit que le pouvoir, par la satisfaction de vanité et le sentiment d’exister qu’il en éprouve, est comme travaillé par un “ trouble obsessionnel compulsif” qui se propage telle une onde de choc, de sa tête politique aux pieds de sa bureaucratie.

Quiconque y résiste est alors un vilain "conservateur", espèce mal appréciée dans une société prétendue “progressiste”.

Rares sont les ministres, surtout jeunes ou marginaux, étanches à la contamination.

La difficulté est alors de savoir ce qu’on peut changer. Et à défaut de le savoir soi-même, on peut toujours faire la quête auprès des autres, ce qui est démocratique. On la fit en 83-84 et en 98-99.

 

La nature des choses veut que le domaine de l’urbanisme et de ses alentours est idéal pour se divertir. Il permet des exercices hasardeux et incompréhensibles sans susciter jamais la moindre levée populaire de boucliers. La plupart des mesures qu’on y prend pèseront sur les épaules des successeurs, tant est longue la parturition des effets attendus de l'orgasme législatif et de la grossesse qu'il produit dans le journal officiel.

Ces questions ont commencé à se poser au cours des années 70. Le mal est à évolution lente, prévisible mais aléatoire quant à l’organe qu’il entend gangrener.

Il m’avait conduit à fixer une sorte de "LIGNE" que j'ai toujours suivie tant pour présenter des suggestions que pour combattre sans pitié les générateurs tératogènes de législation. Elle se résume en deux phrases.

Le changement est légitime :

* s’il apporte plus de commodité, fût- ce au prix d’une rigueur accrue pour l’autorité ou pour l’individu, si plus de discipline s'impose  contre le désordre physique, l'ennemi N° 1;

* s’il répare ce qui marche mal, après examen détaillé et intime des métabolismes administratifs.

Ces critères n’ouvrent guère de perspectives aux voluptés du changement.

Il pouvait en être ainsi parce que, comme je l’ai dit précédemment, presque tout avait été déjà inventé et la seule ambition qui me paraissait compter était d’apprendre bien à s’en servir.

Il fallait agir, pour y parvenir, plus le cervelet administratif que sur le cortex supérieur tout en essayant de créer de ou maintenir le "moral.

Je ne pensais pas cependant qu’on pouvait aller si loin et modifier la loi en ne fournissant que des motifs farfelus.

 

62. L’illusion législative

Pour le code de l’urbanisme l’illusion législative a été amplifiée par la décentralisation qui oblige l’Etat à s’adresser aux communes par la loi.

Ainsi sont apparus, dans la loi, des objectifs normatifs abstraits et généraux du type article Art. L.121.10 qui n’existaient pas auparavant.

Quel plaisir cependant de montrer sa perspicacité en fixant des objectifs normatifs concrets du type de la règle des 100 mètres pour tout le littoral français.

On aura bientôt celle des 15 kilomètres autour des schémas accompagnée de cette disposition merveilleuse en faveur de l'étalement "l'extension limitée de l'urbanisation". On a maintenant une norme de stationnement des centres commerciaux fixés par la loi. Quant on connaît l’origine strictement rancunière de cette disposition on en vient à penser que l’Etat n’est que l’état. Jusqu’où       ira-t-on la prochaine fois ? Mais je ne suis pas là pour faire un cours de tératogènese juridique.

Ainsi apparaissent des pièces supplémentaires dans les dossiers ainsi que des dispositions à faire obligatoirement figurer dans la motivation et la description des projets.

Ainsi apparaissent des détours supplémentaires dans les procédures pour répondre au besoin insatiable d’obstruction de minorités influentes.

Pourtant en vingt ans, si la croissance des exigences juridiques n’a pas fait reculer la négligence ou la médiocrité, elle a eu bien d’autres effets sur lesquels on se tait, si tant est qu’on cherche à les connaître, l’obscurantisme présentant l’avantage de pouvoir en dire n’importe quoi.

Nul n’en connaît donc l’épidémiologie. Ce que j’en connais concrètement n’est qu’une suite de déconvenues essuyées par des gens de bonne volonté.

Que penser de cette illusion sciemment entretenue par des autorités compulsivement troublées ?

 

C’est à ce stade que mon propos jusqu’ici descriptif et sans originalité devient un peu plus agressif.

Comment se fait-il qu’il ne se trouve, nulle part, personne pour faire savoir vers quels dérèglements pratiques nous conduisent ces “bavardages législatifs”. Selon l’admirable expression du vice-président du Conseil d’Etat.

La haute assemblée voit tout et laisse plus ou moins faire. Son avis ne compte guère devant la pulsion compulsive du pouvoir.

Ce sont donc les autorités qui sont à la source du droit qui doivent se contenir. Il ne serait pas superflu que la sagesse, l’expérience, la mémoire, avec mesure et fermeté, viennent exprimer leur point de vue sur cet aspect de l’action administrative.

Dans notre ministère, ces vertus sont présumées exister dans le Conseil Général des Ponts et Chaussées.

Je n’ai jamais vu son rôle comme celui d’un Conseil d’Etat au petit pied, amendant, ligne à ligne, un projet.

J’ai quelquefois rêvé qu’il exprime, domaine par domaine, une sorte de philosophie générale ( juridique sur ce thème ), sans passion, fondée sur ce qu’il perçoit de la réalité…….Il se cantonne trop dans l’expertise juridique et technique où son utilité est grande mais il pourrait bien mieux faire sans autre effort que de le vouloir.

A lui seul, il n’est certes pas en mesure d’inhiber l’illusion législative et d'endiguer le flux polluant; du moins pourrait-il entretenir un certain sentiment de culpabilité.

Déranger ! Déranger ! Déranger !

 

Quoi qu’il en soit, si ce n’est pas lui qui dit, personne ne dira jamais.

 

63. L’ILLUSION DEMOCRATIQUE

Le mot d’ordre, depuis près de vingt ans, à chaque réforme est : « démocratiser ». Qui est contre ?

On peut donc « démocratiser » à volonté.

Je n’insisterai pas, de nombreuses écritures, publiées et non publiées, ont fulminé contre ce second trouble chronique, qui prend nécessairement d’ailleurs, la voie législative. ( Cf.[1986-03-00---H-PROLIFERATION-DES-ENQUETES-ET-REGRESSION-DE-L-ETAT-DE-DROIT])

J’avais détecté le mal au milieu des années soixante-dix, quand les « nouveaux conformistes » découvrirent l’inépuisable film de la « démocratisation ». (  Cf.[1977-10-01---H-RIGIDITE-OU-LOTERIE-EN-AMENAGEMENT])

Depuis le risque redouté n’a cessé de s’amplifier et de se multiplier.

Si « démocratiser » c’est soumettre la décision à un débat démocratique, conclu par un vote, une discussion plus ouverte avec les gens qui veulent « participer », il faut savoir qu’on s’engage, si on ne prend aucune précaution, dans un processus strictement incompatible avec les principes que prévalent dans le droit de l’urbanisme.

Ces principes imposent aux autorités d’annoncer, sous diverses formes, mais longtemps à l’avance, leurs intentions concernant les transformations possibles de l'espace ainsi que les conservations nécessaires à y édicter.

Ces principes impliquent qu’on ne change pas à tout propos d’idées, tandis que la vie démocratique permet, pour mille raisons aléatoires, d’en changer librement, sans avoir à vraiment se justifier.



 

 

 


S’opposent ainsi deux conceptions opposées, la conception essentialiste, qui prévaut dans la loi d’urbanisme et la conception existentialiste, selon laquelle l’existence précède l’essence et doit résulter du débat qui précède le moment de réaliser, débat tant sur l’opportunité que les modalités.

Je peux citer la doctrine écologiste qui s’oppose à l’idée de réserves foncières, parce qu’elle place les gens devant le fait accompli puisque les terrains ont été acquis.

On peut préférer plutôt l’une que l’autre des doctrines pour des raisons qui relèvent de ses convictions intimes.

Je préfère la conception essentialiste – sachant bien qu’elle est sujette à des variations imprévisibles  --, parce qu’elle garantit mieux la sécurité juridique, qu’elle est plus favorable à un moindre désordre physique, et que bien utilisée, elle apporte de nombreux bienfaits, etc. ( Chapitre 2 de la Question communale [1978-09-01---H-LA-QUESTION-COMMUNALE] ).

Je comprends qu’on apprécie la seconde qui procure le plaisir plus grand de participer, qui permet aux minorités oisives qui s’ennuient dans leur retraite ainsi qu’aux minorités hostiles à tout ce qui peut troubler leur tranquillité, de s’occuper.

Je ne comprends pas la schizophrénie politique et administrative qui pousse les deux conceptions à la fois, en les figeant dans la loi. (  Cf.[1986-03-00---H-PROLIFERATION-DES-ENQUETES-ET-REGRESSION-DE-L-ETAT-DE-DROIT])

Je la comprends d’autant moins que le JUGE peut faire feu de tout bois et se plaire à annuler la décision que le débat démocratique a fait prendre, en transgressant des dispositions prévues à l’avance qu’il aurait fallu respecter.

C’est aveuglant d’absurdité.

Toujours est-il que l’Etat, avec le concours de notre administration, s’emploie continuellement à imposer ou à modifier des rites, comme une église sur le déclin, faute  d’avoir de foi à propager..

 

L’illusion démocratique, si j’en crois les déclarations lénitives et les discours rassurants, signe la fin d’une conception sans doute archaïque de l’aménagement qu’on conserve et renforce cependant dans la loi chaque fois qu'on prétend l'améliorer. Au surplus elle répand la confusion au détriment du vrai dialogue entre les pouvoirs et les gens.

Variable lente à effets aléatoires et prévisibles propres à l'état de nos moeurs ( LAP ) mais préjudiciable à l'état de droit.

 

 

7. CONCLUSION

Je m’en vais donc d’une administration dont la branche « urbanisme », vermoulue par la décentralisation, n’a pas été à la hauteur de ce tournant historique. Première faute, ou avec indulgence, première erreur. Il y avait d’autres façons de faire, non point pour conserver le pouvoir antérieur, ce qui n’a point de sens, mais pour maintenir une présence intellectuelle et morale dans l’aménagement et pour y exercer une autre forme de rayonnement. On a préféré n’être que des valets d’autorités décentralisés, ne tenir que les crayons… Beaucoup  ont voté avec leurs  pieds plutôt que de rester à contrôler la légalité d’un œil distrait, sous l’autorité de préfets qui n’en font rien sauf quand ils reçoivent l’ordre de harceler un élu tombé en disgrâce.

Ce n’était pas réjouissant mais on s’y était résigné.

 

Cependant, intellectuellement, le pire était encore à venir. Je ne fais pas ici allusion aux sous-produits polluants des deux illusions que je viens d'évoquer.

Je vise la suite inqualifiable de contrevérités auxquelles il a fallu recourir pour justifier un changement qui ne change à peu près rien, du moins en bien, tout en bouleversant longtemps le sens de ce qu’on croyait avoir compris. (#1999-11-09---H#).

Je fais allusion à cette manière de fuir la réalité et de se dispenser de regarder les choses comme elles sont, en falsifiant l’histoire. Mélange d’incompétence, d’ignorance, de facilité et de lâcheté.

Je fais aussi allusion au fait qu’aucune voix ne se soit élevée pour remettre les choses à leur place et rafraîchir la mémoire de dangereux « ignorantins». L’honneur, au moins, aurait été sauf.

On en conclura qu’en notre domaine, on peut dire et faire n’importe quoi en toute impunité.

On se tromperait cependant, si on ne voyait dans mon propos que de l’amour-propre insatisfait à retardement.

Qui s’est mis à la place des dizaines de milliers d’élus locaux obligés d’avancer, sans rien y comprendre, sur un terrain encore plus incertain qu’avant, tributaires pendant des années du sens que donnera un tribunal, un fonctionnaire, un professeur de droit, un avocat, à un mot, à une locution, à cette littérature juridique gratuitement renouvelée, pour le plaisir.

Leur réveil nous réservera plus de mécontentement justifié pour des objectifs stériles que de  sincère reconnaissance. QUI ira entendre ou voir ? QUI osera dire ce qu’il aura vu ou entendu ?

Si je laissais aller ma pensée - mais je ne serais pas sincère, bien que la décentralisation des documents d'urbanisme n'ait jamais eu mon assentiment --, je dirais : « Ils voulaient, paraît-il la décentralisation; ils ont une autre dose de ses conséquences; c’est bien fait leur gueule ».

Et si je la laissais courir encore un peu plus loin, j’en viendrais à me demander si ces changements – car il y a un changement dans la loi 2000-1208, tant on a du mal à s’y retrouver -- ne sont pas une manière adroite, de rendre tributaires de l’administration et de l’Etat, des élus et des services communaux qui commençaient à maîtriser les rites installés.

 

Cette perspective fait remonter à la mémoire quatre vers de Baudelaire :

« Et les moins sots, hardis amants de la démence,

fuyant le grand troupeau, par le destin,

Et se réfugiant, dans l’opium immense.

Tel est du monde entier l’éternel bulletin »

 

Comme si « tout était vanité et poursuite du vent » !

 


 

 



L’APOPTOSE

Ou le suicide volontaire des cellules

 

La nature fait bien les choses en programmant la mort des cellules plus nuisibles qu'utiles ou de celles qui ne servent à rien. L'Etat et les bureaucraties locales auraient bien des leçons à en tirer.