LE CODE DE
L’URBANISME
selon
URAME
[00A9--LECTURES-DU-DROIT-AVEC-URAME]
[EBE19790409--DIRECTIVE-DU-4-AVRIL-CONSERVATION-DES-OISEAUX-SAUVAGES]
[LGL20010001-EX--ART-3-ET-4-LOI-DU-3-JANVIER-PORTANT-HABILITATION-DU
GOUVERNEMENT-A-TRANSPOSER]
Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992
concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages
31992L0043
CEE du Conseil du 21 mai 1992, concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages
Journal officiel n° L 206 du
22/07/1992 p. 0007 - 0050
édition
spéciale finnoise: chapitre 15 tome 11 p. 0114
édition
spéciale suédoise: chapitre 15 tome 11 p. 0114
LE CONSEIL DES
COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,
vu le traité instituant la
Communauté économique européenne, et notamment son article 130 S,
vu la proposition de la
Commission(1),
vu l'avis du Parlement européen(2),
vu l'avis du Comité économique et
social(3),
considérant que la préservation,
la protection et l'amélioration de la qualité de l'environnement, y compris la
conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore
sauvages, constituent un objectif essentiel, d'intérêt général poursuivi par la
Communauté comme prévu à l'article 130 R du traité;
considérant que le programme
d'action communautaire en matière d'environnement (1987-1992)(4) prévoit des
dispositions concernant la conservation de la nature et des ressources
naturelles;
considérant que le but principal
de la présente directive étant de favoriser le maintien de la biodiversité,
tout en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et
régionales, elle contribue à l'objectif général, d'un développement durable;
que le maintien de cette biodiversité peut, dans certains cas, requérir le
maintien, voire l'encouragement, d'activités humaines;
considérant que, sur le territoire européen des États membres, les habitats naturels ne cessent de se dégrader et qu'un nombre croissant d'espèces sauvages sont gravement menacées; que, étant donné que les habitats et espèces menacés font partie du patrimoine naturel de la Communauté et que les menaces pesant sur ceux-ci sont souvent de nature transfrontalière, il est nécessaire de prendre des mesures au niveau communautaire en vue de les conserver;
considérant que, eu égard aux menaces pesant sur certains types d'habitats naturels et certaines espèces, il est nécessaire de les définir comme prioritaires afin de privilégier la mise en oeuvre rapide de mesures visant à leur conservation;
considérant que, en vue d'assurer le rétablissement ou le maintien des habitats naturels et des espèces d'intérêt communautaire dans un état de conservation favorable, il y a lieu de désigner des zones spéciales de conservation afin de réaliser un réseau écologique européen cohérent suivant un calendrier défini;
considérant que toutes les zones désignées, y compris celles qui sont classées ou qui seront classées dans le futur en tant que zones spéciales de protection en vertu de la directive 79/409/CEE du Conseil, du 2 avril 1979, concernant la conservation des oiseaux sauvages(5), devront s'intégrer dans le réseau écologique européen cohérent;
considérant qu'il convient, dans chaque zone désignée, de mettre en oeuvre les mesures nécessaires eu égard aux objectifs de conservation visés;
considérant que les sites susceptibles d'être désignés comme zones spéciales de conservation sont proposés par les États membres mais qu'une procédure doit néanmoins être prévue pour permettre la désignation dans des cas exceptionnels d'un site non proposé par un État membre mais que la Communauté considère essentiel respectivement pour le maintien ou pour la survie d'un type d'habitat naturel prioritaire ou d'une espèce prioritaire;
considérant que tout plan ou programme susceptible d'affecter de manière significative les objectifs de conservation d'un site qui a été désigné ou qui le sera dans le futur doit être l'objet d'une évaluation appropriée;
considérant qu'il est reconnu que l'adoption des mesures destinées à favoriser la conservation des habitats naturels prioritaires et des espèces prioritaires d'intérêt communautaire incombe, à titre de responsabilité commune, à tous les États membres; que cela peut cependant imposer une charge financière excessive à certains États membres compte tenu, d'une part, de la répartition inégale de ces habitats et espèces dans la Communauté et, d'autre part, du fait que le principe du pollueur-payeur ne peut avoir qu'une application limitée dans le cas particulier de la conservation de la nature;
considérant qu'il est dès lors convenu que, dans ce cas exceptionnel, le concours d'un cofinancement communautaire devrait être prévu dans les limites des moyens financiers libérés en vertu des décisions de la Communauté;
considérant qu'il convient d'encourager, dans les politiques d'aménagement du territoire et de développement, la gestion des éléments du paysage qui revêtent une importance majeure pour la faune et la flore sauvages;
considérant qu'il importe d'assurer la mise en place d'un système de surveillance de l'état de conservation des habitats naturels et des espèces visées par la présente directive;
considérant que, en complément de la directive 79/409/CEE, il convient de prévoir un système général de protection pour certaines espèces de faune et de flore; que des mesures de gestion doivent être prévues pour certaines espèces, si leur état de conservation le justifie, y compris l'interdiction de certaines modalités de capture ou de mise à mort, tout en prévoyant la possibilité de dérogations sous certaines conditions;
considérant que, dans le but
d'assurer le suivi de la mise en oeuvre de la présente directive, la Commission
préparera périodiquement un rapport de synthèse fondé notamment sur les
informations que les États membres lui adresseront sur l'application des
dispositions nationales prises en vertu de la présente directive;
considérant que l'amélioration
des connaissances scientifiques et techniques est indispensable pour la mise en
oeuvre de la présente directive, et qu'il convient par conséquent d'encourager
la recherche et les travaux scientifiques requis à cet effet;
considérant que le progrès
technique et scientifique nécessite la possibilité d'adapter les annexes; qu'il
convient de prévoir une procédure de modification de ces annexes par le
Conseil;
considérant qu'un comité de
réglementation doit être instauré pour assister la Commission dans la mise en oeuvre
de la présente directive et notamment lors de la prise de décision sur le
cofinancement communautaire;
considérant qu'il convient de
prévoir des mesures complémentaires qui réglementent la réintroduction de
certaines espèces de faune et de flore indigènes ainsi que l'introduction
éventuelle d'espèces non indigènes;
considérant que l'éducation et
l'information générale relatives aux objectifs de la présente directive sont
indispensables pour assurer sa mise en oeuvre efficace,
A arrêté la
présente directive
Définitions
Article premier
Aux fins de la présente
directive, on entend par
a) conservation: un ensemble de
mesures requises pour maintenir ou rétablir les habitats naturels et les populations
d'espèces de faune et de flore sauvages dans un état favorable au sens des
points e) et i);
b) habitats naturels: des zones
terrestres ou aquatiques se distinguant par leurs caractéristiques
géographiques, abiotiques et biotiques, qu'elles soient entièrement naturelles
ou semi-naturelles;
c) types d'habitats naturels
d'intérêt communautaire: ceux qui, sur le territoire visé à l'article 2:
i) sont en danger de disparition
dans leur aire de répartition naturelle
ou
ii) ont une aire de répartition naturelle réduite par suite de leur régression ou en raison de leur aire intrinsèquement restreinte
ou
iii) constituent des exemples remarquables de caractéristiques propres à l'une ou à plusieurs des cinq régions biogéographiques suivantes: alpine, atlantique, continentale, macaronésienne et méditerranéenne.
Ces types d'habitats figurent ou sont susceptibles de figurer à l'annexe I;
d) types d'habitats naturels prioritaires: les types d'habitats naturels en danger de disparition présents sur le territoire visé à l'article 2 et pour la conservation desquels la Communauté porte une responsabilité particulière, compte tenu de l'importance de la part de leur aire de répartition naturelle comprise dans le territoire visé à l'article 2. Ces types d'habitats naturels prioritaires sont indiqués par un astérisque (*) à l'annexe I;
e) état de conservation d'un habitat naturel: l'effet de l'ensemble des influences agissant sur un habitat naturel ainsi que sur les espèces typiques qu'il abrite, qui peuvent affecter à long terme sa répartition naturelle, sa structure et ses fonctions ainsi que la survie à long terme de ses espèces typiques sur le territoire visé à l'article 2.
"L'état de conservation" d'un habitat naturel sera considéré comme "favorable" lorsque:
- son aire de répartition naturelle ainsi que les superficies qu'il couvre au sein de cette aire sont stables ou en extension
et
- la structure et les fonctions spécifiques nécessaires à son maintien à long terme existent et sont susceptibles de perdurer dans un avenir prévisible
et
- l'état de conservation des espèces qui lui sont typiques est favorable au sens du point i);
f) habitat d'une espèce: le milieu défini par des facteurs abiotiques et biotiques spécifiques où vit l'espèce à l'un des stades de son cycle biologique;
g) espèces d'intérêt communautaire: celles qui, sur le territoire visé à l'article 2, sont:
i) en danger, excepté celles dont l'aire de répartition naturelle s'étend de manière marginale sur ce territoire et qui ne sont ni en danger ni vulnérables dans l'aire du paléarctique occidental
ou
iii) vulnérables, c'est-à-dire dont le passage dans la catégorie des espèces en danger est jugé probable dans un avenir proche en cas de persistance des facteurs qui sont cause de la menace
ou
iii) rares, c'est-à-dire dont les populations sont de petite taille et qui, bien qu'elles ne soient pas actuellement en danger ou vulnérables, risquent de le devenir. Ces espèces sont localisées dans des aires géographiques restreintes ou éparpillées sur une plus vaste superficie
ou
iv) endémiques et requièrent une attention particulière en raison de la spécificité de leur habitat et/ou des incidences potentielles de leur exploitation sur leur état de conservation.
Ces espèces figurent ou sont susceptibles de figurer à l'annexe II et/ou IV ou V;
h) espèces prioritaires: les espèces visées au point g) i) et pour la conservation desquelles la Communauté porte une responsabilité particulière compte tenu de l'importance de la part de leur aire de répartition naturelle comprise dans le territoire visé à l'article 2. Ces espèces prioritaires sont indiquées par un astérisque (*) à l'annexe II;
i) état de conservation d'une espèce: l'effet de l'ensemble des influences qui, agissant sur l'espèce, peuvent affecter à long terme la répartition et l'importance de ses populations sur le territoire visé à l'article 2;
"L'état de conservation" sera considéré comme "favorable", lorsque:
- les données relatives à la dynamique de la population de l'espèce en question indiquent que cette espèce continue et est susceptible de continuer à long terme à constituer un élément viable des habitats naturels auxquels elle appartient
et
- l'aire de répartition naturelle
de l'espèce ne diminue ni ne risque de diminuer dans un avenir prévisible
et
- il existe et il continuera probablement d'exister un habitat suffisamment étendu pour que ses populations se maintiennent à long terme;
j) site: une aire géographiquement définie, dont la surface est clairement délimitée;
k) site d'importance communautaire: un site qui, dans la ou les régions biogéographiques auxquelles il appartient, contribue de manière significative à maintenir ou à rétablir un type d'habitat naturel de l'annexe I ou une espèce de l'annexe II dans un état de conservation favorable et peut aussi contribuer de manière significative à la cohérence de "Natura 2000" visé à l'article 3, et/ou contribue de manière significative au maintien de la diversité biologique dans la ou les régions biogéographiques concernées.
Pour les espèces animales qui occupent de vastes territoires, les sites d'importance communautaire correspondent aux lieux, au sein de l'aire de répartition naturelle de ces espèces, qui présentent les éléments physiques ou biologiques essentiels à leur vie et reproduction;
l) zone spéciale de conservation: un site d'importance communautaire désigné par les États membres par un acte réglementaire, administratif et/ou contractuel où sont appliquées les mesures de conservation nécessaires au maintien ou au rétablissement, dans un état de conservation favorable, des habitats naturels et/ou des populations des espèces pour lesquels le site est désigné;
m) spécimen: tout animal ou
plante, vivant ou mort, des espèces figurant à l'annexe IV et à l'annexe V,
toute partie ou tout produit obtenu à partir de ceux-ci ainsi que toute autre
marchandise dans le cas où il ressort du document justificatif, de l'emballage
ou d'une étiquette ou de toutes autres circonstances qu'il s'agit de parties ou
de produits d'animaux ou de plantes de ces espèces;
n) comité: le comité établi en vertu de l'article 20.
Article 2
1. La
présente directive a pour objet de contribuer à assurer la biodiversité par la
conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore
sauvages sur le territoire européen des États membres où le traité s'applique.
2. Les
mesures prises en vertu de la présente directive visent à assurer le maintien
ou le rétablissement, dans un état de conservation favorable, des habitats
naturels et des espèces de faune et de flore sauvages d'intérêt communautaire.
3. Les
mesures prises en vertu de la présente directive tiennent compte des exigences
économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales
et locales.
Conservation
des habitats naturels et des habitats d'espèces
Article 3
1. Un réseau écologique européen cohérent de zones spéciales de conservation, dénommé "Natura 2000", est constitué. Ce réseau, formé par des sites abritant des types d'habitats naturels figurant à l'annexe I et des habitats des espèces figurant à l'annexe II, doit assurer le maintien ou, le cas échéant, le rétablissement, dans un état de conservation favorable, des types d'habitats naturels et des habitats d'espèces concernés dans leur aire de répartition naturelle.
Le réseau Natura 2000 comprend également les zones de protection spéciale classées par les États membres en vertu des dispositions de la directive 79/409/CEE.
2. Chaque État membre contribue à la constitution de Natura 2000 en fonction de la représentation, sur son territoire, des types d'habitats naturels et des habitats d'espèces visés au paragraphe 1. Il désigne à cet effet, conformément à l'article 4, des sites en tant que zones spéciales de conservation, et tenant compte des objectifs visés au paragraphe 1.
3. Là où ils l'estiment nécessaire, les États membres s'efforcent d'améliorer la cohérence écologique de Natura 2000 par le maintien et, le cas échéant, le développement des éléments du paysage, mentionnés à l'article 10, qui revêtent une importance majeure pour la faune et la flore sauvages.
Article 4
1. Sur la base des critères
établis à l'annexe III (étape 1) et des informations scientifiques pertinentes,
chaque État membre propose une liste de sites indiquant les types d'habitats
naturels de l'annexe I et les espèces indigènes de l'annexe II qu'ils abritent.
Pour les espèces animales qui occupent de vastes territoires, ces sites
correspondent aux lieux, au sein de l'aire de répartition naturelle de ces
espèces, qui présentent les éléments physiques ou biologiques essentiels à leur
vie et reproduction. Pour les espèces aquatiques qui occupent de vastes
territoires, ces sites ne sont proposés que s'il est possible de déterminer
clairement une zone qui présente les éléments physiques et biologiques
essentiels à leur vie et reproduction. Les États membres suggèrent, le cas
échéant, l'adaptation de cette liste à la lumière des résultats de la
surveillance visée à l'article 11.
La
liste est transmise à la Commission, dans les trois ans suivant la notification
de la présente directive, en même temps que les informations relatives à chaque
site. Ces informations comprennent une carte du site, son appellation, sa
localisation, son étendue ainsi que les données résultant de l'application des
critères spécifiés à l'annexe III (étape 1) et sont fournies sur la base d'un
formulaire établi par la Commission selon la procédure visée à l'article 21.
2. Sur
la base des critères établis à l'annexe III (étape 2) et dans le cadre de
chacune des cinq régions biogéographiques mentionnées à l'article 1er point c)
iii) et de l'ensemble du territoire visé à l'article 2 paragraphe 1, la
Commission établit, en accord avec chacun des États membres, un projet de liste
des sites d'importance communautaire, à partir des listes des États membres,
faisant apparaître les sites qui abritent un ou plusieurs types d'habitats
naturels prioritaires ou une ou plusieurs espèces prioritaires.
Les
États membres dont les sites abritant un ou plusieurs types d'habitats naturels
prioritaires et une ou plusieurs espèces prioritaires représentent plus de 5 %
du territoire national peuvent, en accord avec la Commission, demander que les
critères énumérés à l'annexe III (étape 2) soient appliqués d'une manière plus
souple en vue de la sélection de la totalité des sites d'importance
communautaire sur leur territoire.
La
liste des sites sélectionnés comme sites d'importance communautaire, faisant
apparaître les sites abritant un ou plusieurs types d'habitats naturels
prioritaires ou une ou plusieurs espèces prioritaires, est arrêtée par la
Commission selon la procédure visée à l'article 21.
3. La
liste mentionnée au paragraphe 2 est établie dans un délai de six ans après la
notification de la présente directive.
4. Une
fois qu'un site d'importance communautaire a été retenu en vertu de la
procédure prévue au paragraphe 2, l'État membre concerné désigne ce site comme
zone spéciale de conservation le plus rapidement possible et dans un délai
maximal de six ans en établissant les priorités en fonction de l'importance des
sites pour le maintien ou le rétablissement, dans un état de conservation
favorable, d'un type d'habitat naturel de l'annexe I ou d'une espèce de
l'annexe II et pour la cohérence de Natura 2000, ainsi qu'en fonction des menaces
de dégradation ou de destruction qui pèsent sur eux.
5. Dès
qu'un site est inscrit sur la liste visée au paragraphe 2 troisième alinéa, il
est soumis aux dispositions de l'article 6 paragraphes 2, 3 et 4
Article 5
1. Dans les cas exceptionnels où la Commission constate l'absence sur une liste nationale visée à l'article 4 paragraphe 1 d'un site abritant un type d'habitat naturel ou une espèce prioritaires qui, sur le base d'informations scientifiques pertinentes et fiables, lui semble indispensable au maintien de ce type d'habitat naturel prioritaire ou à la survie de cette espèce prioritaire, une procédure de concertation bilatérale entre cet État membre et la Commission est engagée en vue de comparer les données scientifiques utilisées de part et d'autre.
2. Si, à l'expiration d'une période de concertation n'excédant pas six mois, le différend subsiste, la Commission transmet au Conseil une proposition portant sur la sélection du site comme site d'importance communautaire.
3. Le Conseil statue à l'unanimité dans un délai de trois mois à compter de la saisine du Conseil.
4. Pendant la période de concertation et dans l'attente d'une décision du Conseil, le site concerné est soumis aux dispositions de l'article 6 paragraphe 2.
Article 6
1. Pour les zones spéciales de conservation, les États membres établissent les mesures de conservation nécessaires impliquant, le cas échéant, des plans de gestion appropriés spécifiques aux sites ou intégrés dans d'autres plans d'aménagement et les mesures réglementaires, administratives ou contractuelles appropriées, qui répondent aux exigences écologiques des types d'habitats naturels de l'annexe I et des espèces de l'annexe II présents sur les sites.
2. Les États membres prennent les mesures appropriées pour éviter, dans les zones spéciales de conservation, la détérioration des habitats naturels et des habitats d'espèces ainsi que les perturbations touchant les espèces pour lesquelles les zones ont été désignées, pour autant que ces perturbations soient susceptibles d'avoir un effet significatif eu égard aux objectifs de la présente directive.
3. Tout plan ou projet non directement lié ou nécessaire à la gestion du site mais susceptible d'affecter ce site de manière significative, individuellement ou en conjugaison avec d'autres plans et projets, fait l'objet d'une évaluation appropriée de ses incidences sur le site eu égard aux objectifs de conservation de ce site. Compte tenu des conclusions de l'évaluation des incidences sur le site et sous réserve des dispositions du paragraphe 4, les autorités nationales compétentes ne marquent leur accord sur ce plan ou projet qu'après s'être assurées qu'il ne portera pas atteinte à l'intégrité du site concerné et après avoir pris, le cas échéant, l'avis du public.
4. Si, en dépit de conclusions négatives de l'évaluation des incidences sur le site et en l'absence de solutions alternatives, un plan ou projet doit néanmoins être réalisé pour des raisons impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, l'État membre prend toute mesure compensatoire nécessaire pour assurer que la cohérence globale de Nature 2000 est protégée. L'État membre informe la Commission des mesures compensatoires adoptées.
Lorsque le site concerné est un site abritant un type d'habitat naturel et/ou une espèce prioritaires, seules peuvent être évoquées des considérations liées à la santé de l'homme et à la sécurité publique ou à des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement ou, après avis de la Commission, à d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur.