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LE CODE DE LURBANISME

SELON

URAME

 

[00A9--LECTURES-DU-DROIT-AVEC-URAME]

 

LES PRINCIPAUX TEXTES D’APPLICATION DE LA LOI SUR L'EAU

 

LOI

 [EEL19920003--LOI-DU-3-JANVIER-SUR-L-EAU]

 

Décret 92-1042 du 24 septembre 1992,  concernant les SAGE :

Pour se mettre en phase avec les objectifs de qualité des eaux fixés par la CEE, il définit :

– la procédure d’élaboration du périmètre d’aménagement,

– la composition de la commission locale de l’eau et ses fonctions,

– la notion de compatibilité des décisions administratives au schéma d’aménagement retenu.

(complété par les circulaires du 15 octobre 1992 et du 9 novembre 1992 et l’arrêté du 10 avril 1995).

 

Décret 93.742 du 29 mars 1993 relatif aux procédures nouvelles d’autorisation et de déclaration prévu par l’article 10 de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992.

Ce décret est très important. Il est connu sous le nom de "décret procédure".

Il crée un nouveau champ d’application et les procédures afférentes.

Il définit notamment les dispositions applicables aux opérations soumises à autorisation (cf. décret suivant) et celles applicables aux opérations soumises à déclaration.

L’article 41 énumère les informations que doit fournir au préfet l’exploitant, le propriétaire ou le responsable de l’installation existante soumise à autorisation ou à déclaration. La date limite de remise de ces indications était le 4 janvier 1995 ; toutefois, si cette démarche n'a pas encore été effectuée, il est fortement recommandé de faire la déclaration, même en retard.

 

Décret 93.743 du 29 mars 1993 relatif à la nomenclature des opérations soumises à autorisation ou à déclaration en application de l’article 10 de la loi.

Ce décret est très important. Il est connu sous le nom de "décret nomenclature".

C’est lui qui fixe la liste des installations, ouvrages, travaux ou activités (IOTA) soumis à autorisation ou à déclaration.

Un arrêté préfectoral fixera notamment les prescriptions applicables et la durée de l’autorisation.

Des arrêtés complémentaires peuvent fixer des prescriptions additionnelles.

Ce décret concerne toutes les subdivisions des bases aériennes (Aviation civile) ainsi que les gestionnaires d'aéroports. Pour les installations de la défense, voir ci-dessous décret 94-1033 du 30 novembre 1994.

Le document provisoire d’information du ministère de l’Environnement est à étudier dans le détail dans chaque subdivision bases aériennes pour intégrer les dispositions de la loi sur l’eau, dans la pratique quotidienne.

 

Décret 94-289 du 6 avril 1994 qui traite de l’organisation des commissions locales de l’eau et de la mise en œuvre des actions proposées par le S.D.A.G.E. (application de l’article 7 de la loi).

 

Décret 94-469 du 3 juin 1994 sur la collecte et le traitement des eaux usées par les communes.

C’est par ce décret d’application de la loi qu’il y a transposition en droit français de la directive européenne 91-742 du 21 mai 1991.

Il instaure le zonage des types d’assainissement (qui peut avoir une incidence sur le dispositif d’assainissement des aérodromes en fonction de leur localisation), et le respect des zones sensibles.

Les communes définissent des zones :

– d’assainissement collectif (notion de périmètre d’agglomération),– d’assainissement individuel,– nécessitant un assainissement des eaux pluviales.

Ce décret 94-469 est complété par deux arrêtés du 22 décembre 1994.

Le premier concerne les systèmes d’assainissement (systèmes de collecte et systèmes de traitement) avec un souci d’efficacité de traitement (DBO, DCO, MES, phosphore, azote).

Le second concerne les prescriptions relatives à la surveillance des systèmes d’assainissement.

Les aérodromes peuvent être concernés s’ils rejettent des eaux industrielles au réseau communal.

 

Arrêté du 23 novembre 1994 portant délimitation de zones sensibles pris en application du décret 94-469 du 3 juin 1994 relatif à la collecte et au traitement des eaux usées.

Délimitation des "zones sensibles" en France.

Décret 94-1033 du 30 novembre 1994 relatif aux conditions d’application de la loi 92-3 du 3 janvier 1992 sur l’eau aux opérations, travaux ou activités concernant les installations ou des enceintes relevant du ministre de la Défense ou soumis à des règles de protection du secret de la Défense nationale.

Les pouvoirs dévolus au préfet par le décret 93-742 du 29 mars 1993 sont exercés par le ministre de la Défense.

Le contrôle de l’application de l’article 10 du décret 93-742 est effectué par les inspecteurs désignés par le ministre de la Défense.

Les dispositions des articles 3 à 9, 11, 12, 16, 24, 25 et 30 du décret 93-742 ainsi que les articles 7, 14, 20 et 32 concernant la consultation du conseil d’hygiène ne sont pas applicables. L’autorisation est délivrée par décret pris sur proposition du ministre de la Défense.

 

Décret 95-706 du 9 mai 1995 modifiant le décret 93-743 du 29 mars 1993 relatif à la nomenclature des opérations soumises à autorisation ou à déclaration en application de l’article 10 de la loi 92-3 du 3 janvier 1992 sur l’eau.

La modification porte sur les stockages et exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux souterrains.

 

Décret 96-102 du 2 février 1996 pris en application des articles 8-3°, 9-2°, 9-3° de la loi du 3 janvier 1992 sur l'eau, relatif à l'élaboration des prescriptions à imposer aux IOTA relevant de l'article 10 de la loi du 3 janvier 1992.

Ce décret s'applique aux IOTA (voir décret 93-743 ci-avant) qui ne sont pas déjà encadrées par des textes fixant des règles techniques en ce qui concerne leur incidence sur le milieu aquatique.

Il fixe l'objet des prescriptions et les conditions d'application des règles et prescriptions contenues dans les arrêtés d'autorisation.

 

Arrêté du 21 juin 1996 fixant les prescriptions techniques minimales aux ouvrages de collecte et de traitement des eaux usées, dispensées d'autorisation.

Cet arrêté ne concerne que les sites d'aérodromes possédant une station d'épuration et/ou des déversoirs d’orage (de dimension inférieure au seuil d'autorisation).

 

Arrêté du 6 mai 1996 fixant les prescriptions techniques applicables aux systèmes d'assainissement non collectifs.

Cet arrêté donne tous les dispositifs techniques détaillés qui s'imposent pour assurer un prétraitement, l'épuration et l'évacuation des effluents par le sol ou avant rejet vers le milieu hydraulique superficiel.